1 300 milliards d’euros pour les services télécoms dans le monde

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Malgré le ralentissement du nombre d’abonnés mobiles, la croissance reste au rendez-vous des opérateurs télécoms dans le monde.

Si en France (et dans nombre de pays industrialisés) la pression concurrentielle pèse depuis 2012 (avec l’arrivée de Free sur le marché mobile) sur le chiffre d’affaires des opérateurs, le revenu mondial des services télécoms va continuer à progresser à l’échelle mondiale. Il devrait passer de 1 174 milliards d’euros en 2015 à 1 293 milliards en 2020. Soit une progression annuelle moyenne de 2%, avance l’Idate.

Une progression qui sera avant tout portée par le nombre croissant d’utilisateurs mobiles même si le taux de pénétration mondiale, supérieure à 100% depuis 2014, impose un inéluctable ralentissement de la croissance. Néanmoins, les revenus issus des services mobiles progresseront de 14% sur la période pour atteindre 814 milliards d’euros en 2020. Soit une croissance annuelle moyenne de 2,8%, supérieure à la moyenne donc. Ce bond est notamment dû à l’essor de la 4G (et de ses déclinaisons LTE-A multi-porteuses).

Un milliard d’abonnés haut débit fixes

Côté fixe, le nombre d’abonnés aux services haut débit ne devrait pas dépasser le milliard avant fin 2019. Si le parc fixe est huit fois inférieur à celui du mobile, « trois facteurs majeurs joueront en faveur de cette progression du haut débit  », indique l’institut d’études montpelliérain : le succès des offres couplées (accès Internet, téléphonie fixe, TV, téléphonie mobile) et l’appétence pour les applications vidéo ; l’investissement des opérateurs télécoms pour la migration de leurs infrastructures vers le haut débit mobile ou fixe ; et le confort procuré par le très haut débit mobile et les nouveaux usages qu’il permet.

Les revenus fixes atteindront 344 milliards d’euros à la fin de la décennie. Ils seront tirés des services d’accès Internet et des échanges de données (à raison de 4,3% de hausse en moyenne annuelle). En revanche, la téléphonie continuera son déclin à raison d’un recul moyen annuel de 4,6%, pour tomber à 135 milliards dans 4 ans.

Croissance de retour pour les opérateurs européens

Une tendance dont devraient notamment profiter les acteurs en Europe. « Les opérateurs européens ont retrouvé le chemin de la croissance, avance Didier Pouillot, directeur de l’activité stratégie des télécoms au sein de l’Idate, même si la majorité des grands opérateurs enregistrent encore un recul de leur chiffre d’affaires. » Certains entrevoient toutefois déjà une éclaircie dont Deutsche Telekom, Telenor et Orange « grâce à leurs opérations internationales ». Il n’en reste pas moins que pour l’heure, « les effets des investissements dans le réseau LTE et dans les réseaux THD fixe (FTTx) n’ont pas encore permis d’infléchir la baisse des ARPU », prévient l’analyste.

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