Télégrammes : 4G dans TGV Paris-Marseille, Covage remporte les Hauts-de-Seine, Google attaque Uber

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A quelques heures de l’ouverture du salon de l’agriculture, il est temps de prendre la clé des champs en lisant les télégrammes du soir.

La 4G Orange sur le TGV Paris-Marseille. Un an après l’ouverture de la 4G sur la ligne TGV Paris-Lyon et huit mois après le Paris-Lille, Orange annonce aujourd’hui ouvrir, ou plutôt couvrir, la liaison ferroviaire Paris-Marseille. La totalité du parcours est couvert en très haut débit mobile, à l’exception des tunnels, entre les deux métropoles à 300 Km/h. Les utilisateurs pourront donc consulter leurs e-mails, surfer ou même regarder des vidéos depuis leurs smartphones dans des conditions assez stables durant les 3h30 que dure le trajet. En théorie du moins. Un service qui a nécessité deux ans de travaux et l’installation ou la mise à niveau de 320 sites LTE tout au long des rails. D’autres projets vont suivre. L’opérateur historique avait promis de couvrir 100% des liaisons TGV d’ici 2018. Neuf sont exploitées à ce jour. L’opérateur va devoir accélérer la cadence s’il veut tenir ses promesses.

Covage remporte les Hauts-de-Seine. Le réseau THD Seine a trouvé son nouvel opérateur d’infrastructure. Le Conseil départemental a retenu l’offre de Covage, ou plus précisément la filiale dédiée Covage 92. Cette dernière devra poursuivre le déploiement du réseau fibre sur la totalité des foyers et entreprises du département le plus riche de France à l’origine attribué à Sequalum en 2006. Mais cette filiale de SFR (groupe Numericable à l’époque) avait pris un tel retard dans les travaux que le département a préféré rompre le contrat. Ce qu’il a pris effet en juillet 2015. Depuis, une régie municipale assurait la maintenance du réseau en place. Et un appel d’offre avait été lancé en parallèle pour finaliser la construction d’un réseau numérique à très haut débit devant servir 1,6 million d’habitants à terme. Covage s’est engagée à compléter les zones pavillonnaires, à en développer de nouvelles si nécessaire, ainsi qu’à investir dans les éléments indispensables à l’utilisation du réseau par d’autres opérateurs (réseau de collecte, équipement actifs, etc.). Pour y parvenir, elle a reçu le soutient de la Caisse des dépôts sous forme d’une prise de participation au capital de la filiale dédiée. Aucune date de calendrier n’a été précisée. A l’origine, le réseau aurait dû être finalisé pour 2015.

Google attaque Uber pour vol de technologies. « Touche » pas à mon LiDAR » La bataille de la conduite autonome passera par des litiges pour la propriété industrielle. Waymo, le nouveau nom de la branche d’Alphabet (Google) dédiée à ce type de projet « self-driving car », va poursuivre Uber et sa filiale Otto (développement de camions autonomes) pour vol présumé de technologies propriétaires de capteurs. Une plainte pour usage illégal de secrets d’affaires et infractions à l’exploitation de brevets a été déposéedevant un tribunal de district en Californie.  Dans le collimateur, il y a l’un des co-fondateurs d’Otto, Anthony Levandowski, ex-dirigeant du projet Google Self-Driving Car qui avait quitté ses fonctions en janvier 2016. Mais avant de démissionner, le manager aurait télécharger l’équivalent de 9,7 Go de documents confidentiels (environ 14 000) intégrant des designs de cartes de circuits imprimés de capteurs. Il aurait essayé de camoufler ce méfait en tentant d’effacer le transfert de données sensibles sur son portable. D’autres anciens collaborateurs de Waymo ayant suivi Anthony Levandowski seraient également impliqués, précise ITespresso.

 


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