Antennes relais : Bouygues Télécom confronté encore une fois au « principe de précaution » à Lyon

Régulations

Au nom du principe de précaution, les parents d’élèves réclament devant le TGI de Lyon le démontage de l’antenne relais de Bouygues Télécom située à une trentaine de mètres de l’école Gerson.

Risque ou pas? Tel est le débat qui a agité, une fois de plus, la Justice dans une affaire d’antenne relais. Le tribunal de grande instance (TGI) de Lyon examinait hier, mardi 23 juin, l’affaire Gerson du nom de l’école du 5e arrondissement de la municipalité exposée aux ondes d’une antenne relais toute proche exploitée par l’opérateur. Bouygues Télécom avait été assigné en mai dernier pour « trouble du voisinage ».

Du côté des plaignants, une vingtaine de parents d’élèves rassemblés au sein de l’association Respem (Rassemblement pour des écoles sans pollution électromagnétique), la proximité de l’antenne fait « baigner » dans les ondes les élèves du groupe scolaire (maternelle et primaire) âgés de 2 à 10 ans. L’antenne de l’opérateur se situe en effet à une trentaine de mètres de l’établissement scolaire et surtout quasiment au même niveau (la cour de l’école se situant en hauteur).

Après trois ans de dialogues infructueux avec Bouygues Télécom, les parents d’élèves avaient décidé de saisir la justice pour imposer le démontage de l’antenne relais au nom du « principe de précaution« . Un principe au nom duquel la cour d’appel de Versailles avait condamné Bouygues Télécom à démonté une antenne relais à Tassin-la-Demi-Lune en février dernier. Les procès à l’encontre des opérateurs mobiles se sont multipliés ces derniers temps, toujours au nom du « principe de précaution ».

Du côté de l’opérateur, il n’y a aucune preuve scientifique de la dangerosité des ondes électromagnétiques émises par les antennes relais de téléphonie mobile, comme l’a rappelé Christophe Lapp, l’avocat de l’opérateur lors de l’audience qui s’est tenue hier, mardi 23 juin. Bref, les deux camps campent sur leurs positions et le récent Grenelle des ondes n’a pas tranché la question.

Il n’en reste pas moins que Lyon a connu un précédent qui a amené au démontage de l’antenne impliquée sans nécessiter de procès. En 2006, une antenne SFR située près d’une autre école de la commune avait été démontée après l’apparition de cancer et lymphome chez deux enfants qui y étaient scolarisés.

Outre le démontage de l’antenne relais, l’avocat des plaignants, Me Franck Heurtrey, réclame 5.000 euros de dommages et intérêts pour ses clients. Du côté de la défense, Me Christophe Lapp déplace le débat en plaidant l’incompétence de la chambre des urgences du TGI de Lyon. Selon lui, le procès relève du pouvoir de la justice administrative. Le jugement a été mis en délibéré au 15 septembre. Soit après la rentrée scolaire. Un peu tard pour les parents qui menacent de retirer leurs enfants de l’école.

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