Apple veut produire des iPhone entièrement recyclés

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Dans son rapport environnemental 2016, Apple ambitionne de créer une boucle fermée de la chaîne d’approvisionnement pour ses produits

Apple travaille depuis plusieurs années déjà à réduire l’impact environnemental de ses activités. En témoigne notamment ses divers investissements dans les fermes de production d’énergie renouvelable pour alimenter ses datacenters, ou, plus récemment, la construction de l’Apple Park, le nouveau siège de l’entreprise à Cupertino, qui constituera l’un des plus grands bâtiments équipés de panneaux solaires aux Etats-Unis.

L’entreprise cofondée par Steve Jobs ambitionne aujourd’hui d’aller un cran plus loin en abandonnant sa dépendance aux matériaux fossiles afin de produire ses iPhone, iPad et autres Mac avec de composants entièrement recyclés. C’est du moins ce que laisse entendre son rapport sur la responsabilité environnementale de Cupertino (Environmental Responsibility Report) sur l’année 2016. « Nous restons concentrés sur trois priorités par lesquelles nous – et nos partenaires – pensons qu’Apple peut se distinguer significativement, y déclare Lisa Jackson, vice-présidente d’Apple responsable des questions environnementales. Réduire notre impact sur le changement climatique en utilisant des énergies renouvelables et améliorer l’efficacité énergétique de nos produits et installations; conservez des ressources précieuses profitables à tous; [et] être pionnier dans l’utilisation de matériaux plus sûrs dans nos produits et procédés. » Elle reconnaît néanmoins que « le chemin est long et que nous avons beaucoup à apprendre » tout en considérant « faire d’énormes progrès ».

Mettre fin à l’exploitation minière

Le rapport expose notamment l’objectif de s’approcher d’une boucle fermée de la chaîne d’approvisionnement. En s’auto-alimentant en matières premières issus des composants recyclés, celle-ci entend casser le modèle de la chaîne d’approvisionnement linéaire qui nécessite toujours plus de matériaux issus de la Terre jusqu’à épuisement des sources. « Nous ambitionnons d’en terminer un jour avec notre dépendance à l’exploitation minière », indique le rapport. Ce qui passe avant tout par la bonne volonté des utilisateurs à recycler leurs appareils mais aussi à piloter de nouvelles techniques de recyclage (notamment dans son usine robotisée de désassemblage). Un travail de longue haleine qui « nécessitera de nombreuses années de collaboration entre plusieurs équipes d’Apple, nos fournisseurs et des spécialistes du recyclage ».

Apple Closing loop

Il n’est pas courant qu’Apple présente publiquement un objectif, même sans calendrier précis, la firme étant plutôt connue pour ses secrets bien gardé jusqu’au dernier moment. Mais « nous pensons que c’est vraiment important, car en tant [qu’acteur du secteur], nous pensons que c’est vers ça que la technologie doit tendre », a justifié Lisa Jackson dans une émission de Vice News.

96% d’énergie renouvelable

Pour sa part, Apple y va. Liam, un des robots de son usine de démantèlement, est capable de démonter 1,2 millions d’iPhone 6 par an. Le traitement de 100 000 terminaux permet ainsi de récupérer 1 900 kg d’aluminium, 550 kg de cobalt, 800 kilo de cuivre, 2,5 kilo de tantale et 300 grammes d’or. Autre fait notable : en 2016, 96% de l’électricité utilisée par les installations mondiales d’Apple était d’origine renouvelable. Ce qui a permis de réduire de 585 000 tonnes les émissions de CO2. Et 99% du papier utilisé dans l’empaquetage est lui aussi recyclé. De quoi réjouir les militants de Greenpeace et, espérons-le, entrainer d’autres acteurs IT sur cette voie vertueuse.


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