Une architecture 5G définie par le projet 5G NORMA

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Un groupe de 13 acteurs de l’association 5GPPP entend définir une architecture réunissant cœur et accès réseau au service de la 5G.

La normalisation de la 5G vient de franchir un nouveau pas. Le projet 5G Norma (Novel Radio Multiservice adaptive network Architecture), issu de l’initiative européenne 5GPPP de partenariat public-privé autour des développements de la prochaine génération de réseau mobile, entend proposer une architecture de bout en bout en considérant aussi bien les aspects d’accès réseau radio (RAN) que les problématiques propres au cœur de réseau.

Attendue à l’horizon 2020, la 5G vise à permettre la gestion d’un réseau ultra rapide (de l’ordre de 10 Gbit/s), avec une latence proche de zéro (pour assurer de services d’applications industrielles temps réel comme le contrôle distant de robot ou véhicules) et capable de supporter simultanément des dizaines de milliards de connexions apportées par les objets et capteurs connectés. La 5G combinera par ailleurs les nouvelles technologies radio développées pour l’occasion à celles déjà en place, cellulaires mais aussi Wifi. Une gestion de réseaux multi-couches et multi-technologies complexes et flexible pour permettre le développement de futures applications non encore imaginées, qui nécessite donc une nouvelle architecture.

Une architecture pérenne

Globalement, le travail se concentrera sur la définition de mécanismes permettant au réseau mobile d’adapter dynamiquement ses ressources à la demande des terminaux tout en prenant en compte les questions de performances, de sécurité, de coûts et de consommation énergétique. Des mécanismes qui s’appuieront sur les technologies de virtualisation des fonctions réseau (NFV) et de son pilotage logiciel (SDN) qui pourraient d’ailleurs mener à l’unification des fonctions d’accès et centrales (de base) afin d’optimiser les opérations de traitement en fonction de la demande. La 5G Norma fournira également une API d’accès afin de permettre aux acteurs du Net (OTT) de tirer parti de l’architecture à travers leurs innovations et développer de nouveaux modèles économiques.

« Les réseaux 5G devront être programmables, pilotés de manière logicielle et gérés de manière holistique pour permettre l’émergence d’un large éventail de services de manière rentable, confirme Dr. Werner Mohr, président de l’association 5GPPP. Avec 5G Norma, le consortium vise à assurer la viabilité économique de l’exploitation du réseau et des opportunités pour les nouveaux acteurs, tout en misant sur une architecture pérenne d’une manière rentable et efficace énergétiquement. » L’objectif de l’initiative vise notamment à lancer de nouveaux concepts commercialisables sous forme de produits et/ou brevets.

Pour 2018

Pas moins de 13 acteurs de la 5GPPP participeront à cette initiative : les équipementiers Alcatel-Lucent, NEC, Nokia Networks, la SSII Atos, les opérateurs Deutsche Telekom, Orange, Telefonica, des PME technologiques (Azcom Technology, Nomor Research, Real Wireless) et des universités (University Kaiserslautern en Allemagne, Kings College London, University Carlos III à Madrid). Ils se donnent 30 mois à partir d’aujourd’hui pour présenter la copie de leurs travaux. Soit fin 2017. Suffisamment à temps pour que certains acteurs puissent commencer leurs tests de réseaux 5G commerciaux dès 2018 comme l’ont annoncé Huawei et Nokia, notamment.

La normalisation de la 5G reste néanmoins encore très floue. Et d’autres initiatives d’encadrement de la future norme mobile sont lancées dans le monde. L’initiative 5G Norma participe ainsi à appuyer la vision européenne de la 5G.


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