Atari se prend au jeu de l’IoT avec Sigfox

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Atari n’est pas mort et compte bien se refaire une jeunesse à travers l’Internet des objets et un partenariat avec Sigfox.

Atari se prend au jeu de l’Internet des objets. La société pionnière du secteur vidéoludique lancera, cette année, la conception de produits connectés visant le grand public. Particularité de cette offre : elle sera « Sigfox-ready », c’est-à-dire compatible avec le réseau cellulaire déployé à l’échelle mondiale par l’entreprise toulousaine devenue une figure de proue de la vague French Tech.

En l’état, on en sait peu sur ces objets, sinon qu’ils seront « inspirés de l’univers Atari ». On peut penser aux marques Asteroids, Centipede, Missile Command, Pong, Test Drive ou encore RollerCoaster Tycoon, que la maison mère Atari SA – aujourd’hui cotée sur NYSE Euronext Paris – exploite dans le domaine du divertissement interactif.

Pas non plus d’échéance annoncée pour une commercialisation. La conception, elle, doit débuter cette année, avec des ambitions dans le sport, la domotique, ainsi que la sécurité des biens et des personnes.

Pour Sigfox, qui revendique 7 millions d’objets connectés à son réseau basse consommation actuellement opérationnel dans 18 pays* sur 1,2 million de km², c’est un partenariat de plus en 2016 après ceux signés avec Verisure Securitas Direct sur 200 000 systèmes d’alarme et avec OTIO sur des équipements électriques.

Pour fédérer l’ensemble de ses initiatives, la société dirigée par Ludovic Le Moan a mis en place la plate-forme Sigfox Partner Network. Y sont recensés des fabricants d’objets connectés, des fournisseurs de solutions logicielles pour l’IoT, des spécialistes des semi-conducteurs, des fournisseurs de kits et de modules, mais aussi des pôles de compétences technologiques.

Atari de retour dans les affaires


Du côté d’Atari, la reconstruction se poursuit sous la houlette de Ker Ventures. La holding de Frédéric Chesnais (ancien DG d’Atari Interactive ; aujourd’hui à la tête d’Atari SA) avait repris la main sur la société début 2013 après qu’elle eut déposé le bilan, délaissée par son actionnaire principal et seul prêteur.

À l’époque, le fonds d’investissement Alden Global Capital avait apporté son soutien, notamment en endossant 21 millions d’euros dus au titre d’une ligne de crédit arrivant à maturité.

Depuis lors, la relation entre les deux partenaires est entrée dans une phase de contentieux, avec des procédures en France et aux États-Unis sur des questions de taux effectif global d’intérêt sur un prêt de 12,5 millions d’euros. Atari Europe SAS estime en l’occurrence qu’Alden – intégralement sorti du capital en début d’année – lui est redevable de plus de 16 millions d’euros de trop-perçu.

Le jeu comme credo

Sur son dernier exercice fiscal achevé le 31 mars 2016, Atari dégage 12,1 millions d’euros de chiffre d’affaires, soit 60 % de plus que l’année précédente.

Les pré-commandes de RollerCoaster Tycoon World (sorti le 30 mars) ont pesé dans la balance, au même titre que les jeux mobiles (dont RCT4), ainsi que les activités de loto et de casino en ligne, en monnaie réelle ou virtuelle, précise ITespresso.

La société développe aussi des activités transmédias, mais elle n’en est encore qu’au point de départ, à la recherche d’un partenariat stratégique dans la réalité virtuelle et d’accords de licence dans le cinéma. Des discussions sont par ailleurs en cours dans le domaine de la production TV.

* Aux États-Unis, le réseau couvre désormais une centaine de villes. Le déploiement avait débuté fin 2015 à San Francisco. Des accords ont récemment été signés avec Wnd au Brésil, Omantel pour Oman et Thinxtra Connect en Australie.

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crédit photo © Martin Cloutier – shutterstock

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