Atos rachète Unify et renforce son alliance avec Siemens

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La société IT française va prendre le contrôle de Unify, spécialiste des solutions intégrées de communication, tout en confortant pour 5 ans au moins son alliance stratégique avec Siemens.

Pluie d’annonces stratégiques pour Atos… La société IT française et le groupe allemand Siemens, son principal actionnaire industriel et client, ont annoncé, mardi 3 novembre, l’acquisition par Atos de Unify (ex-Siemens Enterprise Communications), pour 340 millions d’euros. Fondée en 2008 et basée à Munich, l’entreprise spécialisée dans les logiciels et services de communications unifiées est détenue à 51 % par le fonds d’investissement américain The Gores Group et à 49 % par Siemens AG.

Unify, ses talents et ses brevets

Unify s’active dans 60 pays. L’entreprise, qui a développé l’outil de collaboration ‘Circuit’, exploite plus de 3000 brevets, emploie 5600 salariés et réalise un chiffre d’affaires annuel de 1,2 milliard d’euros. « L’équipe de direction reconnue d’Unify et ses salariés viennent apporter aux clients d’Atos de nouvelles offres de services, ainsi qu’une plateforme logicielle pour accélérer leur transformation numérique », a déclaré Thierry Breton, Pdg d’Atos, par voie de communiqué. L’acquisition d’Unify fait l’objet d’un accord signé entre Atos, Siemens et The Gores Group. La transaction reste soumise à l’approbation des autorités compétentes. Elle devrait être finalisée au cours du 1er trimestre 2016. Atos, qui propose déjà une solution de communication unifiée et sécurisée en mode Cloud privé (A3C), disposera alors d’une offre étendue de services intégrés dédiés aux communications unifiées, à la collaboration en temps réel et, plus largement, à la transformation numérique des organisations.

Le duo Atos-Siemens monte en puissance

Parallèlement au rachat de Unify, Atos a confirmé étendre sur 5 ans son alliance mondiale avec Siemens, qui détient 12 % de son capital. Leur partenariat informatique, qui portait initialement sur l’infogérance, la gestion d’applications et les systèmes d’intégration, couvre désormais les services Cloud, le Big Data et la cybersécurité. Les services numériques à distance et l’Internet des Objets pourraient suivre. Dans ce contexte, Siemens s’est engagé à conserver des titres d’Atos jusqu’en 2020. Et les volumes d’affaires minimum de Siemens passeront à 8,73 milliards d’euros d’ici fin 2021 pour Atos (au lieu de 5,5 milliards d’euros initialement). Quant à leur fonds commun d’investissement et d’innovation, il a augmenté de 50 millions d’euros pour atteindre 150 millions d’euros.

Une croissance organique positive

Un autre accord a été signé entre Worldline (la filiale d’Atos de paiement électronique) et l’entreprise néerlandaise Equens. Leurs activités de traitement des transactions vont être fusionnées pour donner naissance à une coentreprise (Equens Worldline Company) détenue à 63,6 % par Worldline et à 36,4 % par Equens. Parallèlement à ces annonces, Atos a publié un chiffre d’affaires de 2,708 milliards d’euros au troisième trimestre 2015, en hausse de 23 % à périmètres courants par rapport à la même période l’an dernier, et en croissance organique de 0,5 %. Fort de ces résultats, le groupe a confirmé ses objectifs 2015, à savoir : une croissance annuelle organique positive du chiffre d’affaires, une marge opérationnelle comprise entre 8 et 8,5 % et un flux de trésorerie de l’ordre de 420 millions d’euros. Ces annonces ont ravi le marché. Au lendemain de leur publication, l’action Atos a bondi de 5,65 % à 77,03 euros à 15h00 ce mercredi à la Bourse de Paris.

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crédit photo © Unify – Atos

Auteur : Ariane Beky
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