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Barack Obama réélu : qu’en pense la scène high-tech ?

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La Silicon Valley a vu le candidat qu’elle a soutenu lors de la campagne présidentielle américaine 2012, Barack Obama, l’emporter. Quelle est sa réaction à l’issue de l’élection ?

La Silicon Valley a vu le candidat qu’elle a soutenu lors de la campagne présidentielle américaine 2012, le démocrate Barack Obama, l’emporter le 6 novembre sur le républicain Mitt Romney, qui de son côté avait gagné les faveurs de Wall Street… Que pensent l’écosystème numérique et l’industrie IT de ce résultat ?

Des réactions contrastées

Pour le cofondateur de Google, Sergey Brin, le gouvernement des États-Unis reste « un repère de partisans ». À chaque rencontre, ajoute-t-il dans un billet, « nos élus sont toujours réfléchis, bien intentionnés. Et pourtant, collectivement, 90 % de leurs efforts semblent consister à couler l’autre parti ».

Dans ces conditions, a insisté l’entrepreneur, « mon plaidoyer pour les vainqueurs (président et parlementaires) est le suivant : retirez-vous de vos partis respectifs et gouvernez en indépendants. C’est probablement la contribution la plus importante que vous pouvez apporter au pays. »

Rappelons que Google, par le biais des comités d’action politique (PAC), a été le troisième contributeur de la campagne d’Obama, après l’Université de Californie et Microsoft, avec un financement total estimé à 737.055 dollars par OpenSecrets.org (The Center for Responsive Politics), organisation « indépendante » basée à Washington D.C.

L’initiative est d’autant plus surprenante que Sergey Brin a lui-même apporté 5000 dollars à la campagne du démocrate. Si le cofondateur de Google ne sait aujourd’hui sur quel pied danser, d’autres sont plus radicaux.

La réélection d’Obama « n’est pas la meilleure des nouvelles pour l’Inde ou l’industrie IT de l’outsourcing », a déclaré Phaneesh Murthy, président d’iGate, multinationale indo-américaine de services informatiques.

L’homme d’affaires indien a ajouté qu’il est urgent de comprendre quel sera l’impact de la « rhétorique électorale » et d’en déterminer les implications pour l’industrie IT, l’économie et l’emploi en 2013.

Moins alarmiste, l’ingénieur Tom McCalmont, membre du Silicon Valley Leadership Group et président de SolarTech, un consortium dédié à l’industrie solaire, se satisfait de ce résultat. Celui-ci devrait se traduire par le maintien d’un crédit d’impôt dans la filière et permettre aux investissements dans « l’énergie propre » de se poursuivre outre-Atlantique.

Les investisseurs restent optimistes

Par rapport à la précédente élection présidentielle américaine en 2008, les acteurs du capital-risque sont plus nombreux à avoir parié contre Barack Obama cette année, mais ils restent optimistes, observe le Business Journal.

« Bien qu’il y ait eu trop d’inaction à Washington cette année, il sera difficile de conserver cette attitude », a déclaré Ray Rothrock, président de la National Venture Capital Association et associé du fonds Venrock, basé à Palo Alto, Californie. « Je ne pense pas qu’il y ait beaucoup à craindre des résultats de cette élection », a-t-il ajouté.

« L’activité startup va très bien en ce moment, et il reste beaucoup de choses à accomplir. L’industrie du capital-risque envisage de lever environ 20 milliards de dollars, et je ne pense pas que cela posera problème. Les problématiques restent les mêmes et le monde continue de tourner », a-t-il conclu.