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Bowser, le navigateur mobile qui gère les communications audio et vidéo sans plug-in

Bowser, navigateur mobile audiovisuel webRTC (crédit photo © Ericsson Labs)
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Ericsson Labs propose le navigateur mobile Bowser, le premier à implémenter le WebRTC pour les communications audiovisuelles entre deux smartphones.

Développées conjointement par le W3C et l’IETF (Internet Engineering Task Force), les API WebRTC (web Real Time Communication) visent à mettre en œuvre les communications audio et vidéo sans intermédiaire dans les navigateurs Web.

Ces derniers n’ont alors plus besoin de faire appel à des plug-ins pour supporter ces fonctions multimédias de communication. En avril dernier, la fondation Mozilla, notamment, a fait la démonstration d’un prototype mettant en œuvre WebRTC dans Firefox. La plupart des navigateurs du marché ont commencé à implémenter ces nouvelles API.

De son côté, Ericsson Labs vient d’annoncer, en fin de semaine dernière, la disponibilité de Bowser, son premier navigateur web pour terminaux mobiles implémentant WebRTC. Il succède à sa version desktop présentée en mai 2011. L’application est disponible gratuitement pour Android et iOS sur leurs stores respectifs.

Support du plein écran ou non

Bowser est avant tout un navigateur expérimental destiné aux développeurs. L’équipementier a d’ailleurs ouvert un groupe de discussion dédié. Les développeurs pourront donc s’appuyer sur le navigateur pour tester et implémenter des fonctionnalités de communication audio et vidéo, dans leurs applications mobiles.

Ericsson fait notamment remarquer que Bowser supporte le mode vidéo en plein écran ou non alors que certains navigateurs mobiles imposent le plein écran. L’image peut même subir des effet spéciaux (comme celui du cube en rotation comme on peut le voir sur la vidéo ci-dessous) grâce aux CSS. L’application s’appuie sur les codecs normalisés H.264 pour la vidéo et G.711 pour l’audio.

Framework GStreamer

L’entreprise précise qu’elle s’appuie sur le framework GStreamer et non celui du projet (open source également) webrtc.org, utilisé par Google Chrome. « Exploiter des implémentations indépendantes de WebRTC, en utilisant les back-ends de différents médias contribuera à faire avancer la norme WebRTC », justifie le laboratoire d’Ericsson.

Commencés au printemps 2011 au sein du W3C et de l’IETF, les travaux se poursuivent pour normaliser les différentes API du WebRTC. Outre la voix et la vidéo, elles concernent également les échange de fichiers en peer-to-peer.

Crédit photo © Ericsson Labs