Cloud : Oracle veut faire du EC2 en mieux et moins cher

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A l’occasion d’OpenWorld, Oracle a lancé son offre Elastic Compute Cloud. Une offre concurrente d’EC2 d’AWS lancé il y a 9 ans avec des arguments techniques (ressources dédiées, gestion des conteneurs,…), mais aussi tarifaires.

Pour Larry Ellison, ses principaux concurrents dans le Cloud ne sont pas IBM ou SAP, mais bel et bien AWS dans le IaaS et Microsoft dans le PaaS. Pour concurrencer le premier, la firme de Redwood Shores vient de dévoiler à l’occasion de son évènement annuel, OpenWorld, plusieurs initiatives autour de son Cloud public.

EC2 non nova sed nove

Le plus marquant est l’offre baptisée Elastic Compute Cloud. Ce nom n’est pas choisi par hasard avec un clin d’œil assumé à EC2 d’Amazon Web Services. Or, le leader du Cloud public a lancé ce service il y a maintenant 9 ans. En retard Oracle ? Pas du tout se défend la société américaine qui préfère plutôt parler de maturité et services complémentaires à valeur ajoutée.

Ainsi, Thomas Kurian, responsable du développement des produits chez Oracle a précisé que le service Elastic Compute serait disponible en deux versions, une première en mode multi-tenant (comme sur AWS) et une autre nommée Dedicated Compute qui offrira des instances dédiées (mono-tenant) complétement isolées sur le plan réseau. Ce dernier point vise à rassurer les entreprises ou les administrations un peu frileuses sur la migration de certaines applications dans le Cloud public. Est-ce nouveau ? Pas vraiment, IBM SoftLayer propose déjà ce type d’instance dédiée tout comme AWS.

Oracle a été par contre plus discret sur les prix d’Elastic Compute, que l’on peut néanmoins retrouver sur cette page (cf ci-dessous) pour les prix aux Etats-Unis. Mais Larry Ellison dans son discours inaugural a été très ferme sur ce sujet, « Oracle n’aura jamais des prix plus haut qu’AWS voire même sera très compétitif ». Des propos qui vont sans doute relancer la guerre des prix dans le IaaS à l’heure où cette bataille s’était plus ou moins essoufflée. AWS devrait à terme répliquait à Oracle sur ce sujet. Il sera alors intéressant de voir le positionnement d’autres acteurs comme Microsoft, Google et même IBM sur le prix de la VM.

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Stockage, réseau et conteneurs en option

Parmi les options complémentaires, Oracle propose différentes possibilités de connectivité réseau pour migrer et transférer leurs données depuis ou vers le Cloud privé. Les clients pourront alors choisir d’utiliser Equinix Cloud Exchange ou configurer une connexion MPLS, plus rapide et plus sécurisée. Une offre VPN est également disponible.

Sur la partie stockage, Oracle introduit deux options dont une offre d’archivage de données froides, dont la fréquence d’appel est irrégulière en y appliquant des SLA de récupération garantie et un coût maîtrisé (1 dollars par To et par mois). En second lieu, il lance un service de stockage de fichier basé sur le protocole réseau NFS v4 pour que les applications sur site puissent accéder aux fichiers archivés dans le Cloud.

Pour les développeurs, Oracle succombe au phénomène Docker en présentant un service Container Cloud. Les applications peuvent être encapsulées dans des conteneurs et les images publiées sur n’importe quel registre Docker et déployables sur Oracle Compute Cloud. Elles peuvent ensuite être orchestrées par différentes solutions du marché : Mesos, Kubernetes, etc.
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