CloudScreener se développe sur fond de rêve américain

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Cloudscreener se développe par étapes. Après un premier succès avec la DINSIC, la société envisage une plus grande levée de fonds avec en ligne de mire une implantation dans la Silicon Valley.

Anthony Sollinger, le CEO de CloudScreener est un homme qui sait prendre le temps. A l’heure où les start-up brûlent parfois les étapes dans leur croissance, lui a décidé d’y aller au rythme de la maturité du marché. Preuve de cette fausse indolence, les levées de fonds de CloudScreener sont restées modestes, une première de 600 K€ et une autre récente de 500 K€. Pas de fonds dans ces opérations, mais des investisseurs qui « apportent et transmettent des choses à l’équipe », précise le dirigeant en évoquant le travail sur les valeurs internes et externes de la société.

Pour expliquer la prudence dans le développement, Anthony Sollinger reste pragmatique, « on ne pouvait pas aller plus vite par rapport à la maturité du marché. Aux Etats-Unis, il y a une accélération depuis 9 à 12 mois, en Europe on est plus en retard ». Le marché de CloudScreener est celui du Cloud et plus exactement de la comparaison des Cloud. La société fournit un catalogue d’indicateurs permettant de choisir et de contrôler sa politique de Cloud.

Le comparateur s’étoffe sur la qualité de service

Récemment, CloudScreener a été retenu par la DINSIC, la DSI de l’Etat, dans le cadre de son appel d’offres pour choisir le Cloud de l’Etat. Dans le cadre de l’appel, « nous avons joué le rôle de coaching et de conseil en proposant des indicateurs pour évaluer les soumissionnaires ». Orange a été retenu dans ce cadre et la question du contrôle s’est posée, « nous avons donc proposé à la DINSIC de devenir tiers de confiance pour contrôler la performance du Cloud d’Orange.

Dans son comparateur, CloudScreener distingue 4 catégories d’indicateurs (cf interface ci-dessous) : les API en travaillant sur des scénarios pour connaître le temps d’exécution, les interfaces web en regardant la disponibilité, la performance des ressources entre les différents Cloud et une vue globale du Cloud. Le comparateur a évolué récemment avec le contrat avec la DINSIC en intégrant la fonctionnalité de la qualité de service de l’infrastructure de Cloud privé ou de Cloud public. CloudScreener part maintenant à la recherche de grands comptes et d’intégrateurs qui souhaitent intégrer ce moteur de recommandations et ce comparateur. Une première étape a été franchie avec la signature d’un accord avec Linkbynet.

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Levée de fonds plus importante et rêve américain

Le futur de CloudScreener se décline autour de deux axes. Une autre levée de fonds est prévue dans les prochains mois, « mais elle sera plus importante que les autres, entre 2 et 5 millions d’euros », lance Anthony Sollinger. Une somme beaucoup plus importante que les précédents tours de table qui se fera « auprès de fonds d’investissement ». Cette manne financière va servir à accélérer la croissance de la société, mais aussi à ouvrir un bureau aux États-Unis et plus particulièrement dans la Silicon Valley.

« Il y a un vrai marché là-bas en pleine croissance. Les acteurs Cloud et les intégrateurs sont aujourd’hui américain, il faut donc que nous ayons une présence aux États-Unis », précise un Anthony Sollinger très impliqué, car c’est lui en personne qui va ouvrir ce bureau et s’expatrier dans la Silicon Valley. « Il s’agit simplement d’un bureau pour le business, la R&D reste en France », rappelle le dirigeant. Une nouvelle aventure commence.

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