Télégrammes : Développeuses Facebook discriminées, Infosys crée 10 000 emplois aux US,147 équipes pour XPrize, Actility rachète Abeeway

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Avant le débat présidentielle et le match de football, il est temps de lire les télégrammes du soir.

Le code des développeuses de Facebook discriminées ? Selon une étude interne au réseau social récupérée par le Wall Street Journal, les lignes de code produites par les ingénieures de l’entreprise sont plus souvent rejetées que celles produites par les hommes. Pour l’ingénieure et ex-employée de Facebook à l’origine de cette étude, les chiffres sont sans appel : le code des femmes connaît 35 % de rejet en plus que celui des hommes. Il reçoit en moyenne 8,2 % de commentaires en plus, et met également plus de temps (3,9 %) à être révisé. Face à ces résultats, le réseau social a mené une contre-enquête par Jay Parikh, vice-président en charge de l’ingénierie. Pour lui, la différence de traitement ne s’explique pas par des considérations sexistes mais par des positions hiérarchiques au sein de la société.

Infosys va créer 10 000 emplois aux Etats-Unis. Un effet concret des menaces agitées par le Président Donald Trump ? En tout cas, la SSII indienne Infosys annonce la création de 10 000 emplois aux Etats-Unis dans les deux ans qui viennent. Ces futurs salariés seront localisés dans quatre emplacements différents ; pour l’instant, Infosys s’est contenté d’indiquer que l’un d’entre eux serait l’Indiana, où la société dirigée par Vishal Sikka prévoit de recruter 2 000 personnes. Ce qui devrait lui valoir un crédit d’impôt de plus de 30 millions de dollars de la part de cet état. Infosys fait régulièrement partie des trois plus gros demandeurs de visas de travail H-1B aux Etats-Unis. En 2014, il en avait ainsi obtenu plus de 4 000, pour un effectif total d’environ 20 000 personnes. C’est ce régime de visas, qui courrent sur une durée allant jusqu’à 6 ans, que Donald Trump entend réformer pour favoriser l’emploi local. Lors de l’annonce de son plan de création d’emplois, Infosys s’est toutefois gardé de tout rapprochement avec les réformes à venir, indiquant simplement vouloir se rapprocher des écoles et entreprises américaines.

147 équipes pour le XPrize d’IBM. Le grand concours organisé par Big Blue atour de l’intelligence artificielle et de l’informatique cognitive de Watson a réussi à séduire 147 équipes. Elles ont déjà soumis leurs plans de tests et de développement. L’idée de ce concours est de se servir de l’IA pour apporter des solutions audacieuses aux grands défis de l’humanité. Les équipes ont maintenant jusqu’au mois de septembre pour proposer leurs solutions  à un jury d’experts indépendants. Un premier écrémage devrait avoir lieu et les équipes retenues basculeront dans un nouveau cycle s’échelonnant de 2018 à 2019. Il ne restera alors plus que 3 finalistes qui livreront leurs travaux lors de la manifestation Ted2020.

Actility rachète Abeeway. Actility poursuit la construction de sa stratégie et se renforce dans la géolocalisation. L’opérateur de réseau IoT Lora a annoncé l’acquisition de Abeeway. Cette start-up française, comme Actility, a développé une technologie qui permet de localiser les objets connectés sur un réseau LPWA (à faible consommation et longue portée), à la manière d’un GPS mais sans les inconvénients. L’offre d’Abeeway s’affranchit ainsi de la forte consommation énergétique des technologies satellites et permet son usage en intérieur. L’envoi de données est des fait limité en volume et les calculs se font dans le Cloud. De quoi, là aussi, limiter la consommation des composants et permettre l’émergence de nouveaux services. En s’intégrant à Actility (déjà partenaire), Abeeway élargira son marché à l’échelle mondiale contre une quinzaine de pays aujourd’hui.   


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