Dossier : datacenter en région, l’aventure Neoclyde à Besançon

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Dans ce nouveau dossier, nous vous invitons à suivre l’aventure exceptionnelle d’un datacenter de taille humaine en région, ou comment la volonté des hommes de terrain va permettre de transformer l’agglomération de Besançon en territoire intelligent et connecté.

Un an et demi – dont cinq mois pour le seul datacenter – c’est le temps qu’il aura fallu pour passer d’un projet fou, construire un datacenter régional à Besançon, à l’inauguration de Neoclyde. À terme, 160 baies permettront d’irriguer une région, l’agglomération Grand Besançon, et ses organisations publiques et privées, avec un accès aux grands axes Internet, une ouverture sur les opérateurs qui joueront le jeu, et des capacités d’évoluer vers le cloud.

Pourtant, l’affaire était loin d’être gagnée, car si les besoins existent, pas grand-monde ne voulait miser sur ce projet, et certainement pas les grands acteurs du marché dont les tarifs élevés interpellent : cherchent-ils la vache à lait ou procèdent-ils ainsi pour détourner les porteurs de leurs projets ? Difficile dans ces conditions d’envisager un avenir numérique pour les régions éloignées des grandes agglomérations et des axes principaux de la fibre.

La communauté de Besançon s’est posé la question, mais elle bénéficie d’un atout maître : la volonté de ses hommes. C’est le premier article de notre dossier : la détresse numérique d’une région que cherche à combler la volonté des hommes.

Plusieurs phases délicates

Une fois la décision prise, le processus s’engage. Avec deux objectifs : limiter la part des contribuables en faisant appel à l’investissement privé, et commencer par faire venir la fibre jusqu’à Besançon. De l’avis des protagonistes, ce sera la tâche la plus délicate du projet, la plus difficile à mener. Nous savions que certains opérateurs de l’interconnexion ne faisaient pas toujours preuve de bonne volonté, nous en avons désormais un témoignage concret ! Mais là encore c’est vers les hommes, et les entreprises, que le projet va se tourner avec succès. C’est le second article de notre dossier : de l’interconnexion aux investissements privés.

Neoclyde

Le moment est venu de découvrir le datacenter, fruit de la collaboration de l’agglomération Grand Besançon et de deux entreprises expertes : Euclyde qui a amené la fibre et Néo Telecoms qui l’a allumée. L’agglomération a permis de contractualiser la venue de la fibre qu’elle loue à la coentreprise Neoclyde qui déploie et gère le datacenter. C’est l’objet de notre troisième article : datacenter et cloud prennent forme à Besançon.

Des technologies avancées

Neoclyde nous a également donné l’occasion de découvrir, en avant-première mondiale, la nouvelle offre de climatisation du datacenter proposée par Schneider Electric, EcoBreeze. Une approche innovante qui exploite et sublime le free cooling, le refroidissement par l’air extérieur, et réduit ainsi très sensiblement le coût de la brique climatisation dans l’enveloppe globale du datacenter. À découvrir sur notre quatrième article : EcoBreeze en avant-première mondiale, free cooling optimisé par Schneider Electric.

Neoclyde datacenter EcoBreeze

Enfin, tels les romans-photos qui inondaient les magazines à une époque aujourd’hui révolue, nous vous proposons de suivre en images le chantier Neoclyde et son évolution via le dernier article qui compose ce dossier : le chantier du datacenter en images.

Déjà un succès ?

Au final, la Franche-Comté s’est dotée intelligemment d’une première infrastructure informatique très haut débit et haute disponibilité… là où il n’y avait rien. Du côté des emplois, il ne faut pas attendre grand-chose du datacenter lui-même. En revanche, si ce n’est pas le datacenter qui crée de l’emploi, c’est l’infrastructure qui se déploie autour et ce sont les projets qui y seront hébergés qui vont être porteurs d’espoirs.

Neoclyde datacenter baies APC final

Côté Neoclyde, la première salle est prête à accueillir ses premiers clients, et les engagements reçus, qui permettent de valider l’accueil accordé au projet par l’écosystème TIC, portent déjà sur un taux de remplissage de la première phase à moitié. Avec des tarifs inférieurs de 15 % à 20 % par rapport à ce qui se pratique sur Paris et une qualité d’infrastructure équivalente, le succès sera certainement au rendez-vous.

Le point mort sur un datacenter régional de taille réduite se place au-dessus des 50 % ; il sera atteint rapidement. Surtout que passées les phases de design, d’immobilier, d’équipement électrique et thermique assurés sur la première phase aujourd’hui active, il suffira de 3 mois pour déployer la phase suivante du projet qui lui permettra d’atteindre sa pleine capacité.