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Dropbox a franchi la barre des 100 millions d’utilisateurs

Dropbox
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Créé en 2007 par deux étudiants du MIT, le service de stockage de documents en ligne Dropbox a franchi les barres symboliques des 100 millions d’utilisateurs et du milliard de fichiers téléchargés au quotidien.

Drew Houston et Arash Ferdowsi, deux étudiants du Massachusetts Institute of Technology (MIT), travaillaient sur plusieurs ordinateurs. Pour partager un même fichier, ils n’avaient d’autre solution que de se l’envoyer par e-mail. C’est ainsi qu’est né Dropbox.

Le service de stockage et de partage de fichiers en ligne, dans le cloud pour faire moderne, vient de franchir une étape symbolique, en dépassant la barre des 100 millions d’utilisateurs enregistrés. Le succès est au rendez-vous : il y a un an, quasi jour pour jour, Dropbox annonçait avoir atteint 45 millions d’utilisateurs. Puis 50 millions en mai dernier. Le rythme d’adhésion au service est donc en accélération. L’ouverture récente de la Chine n’y est probablement pas étrangère.

Reconnaissance et médiatisation

La reconnaissance ne vient d’ailleurs pas seulement par les chiffres. Selon Forbes, la société figure en quatrième place des entreprises technologiques les plus admirées, après Apple, Amazon et Microsoft, et devant Evernote. Le service figure régulièrement au top 5 des applications professionnelles indispensables, voire les plus ‘cool’. Et Dropbox occupe la place 22 au classement Fast des entreprises les plus innovantes au monde.

Concernant les fondateurs, le duo à l’initiative de Dropbox, Drew Houston est de loin le plus médiatisé. Il occupe la 27e place du classement Reuters des ‘execs’ les plus influents sur le web.

Consommer du fichier en ligne

Dropbox Drew Houston
Dropbox – Drew Houston

On pourra évidemment objecter qu’adhérer n’est pas consommer, que nombre d’utilisateurs déclarés n’utilisent pas réellement le service. Ce phénomène n’est pas exclusif à Dropbox.

En revanche, face à des services en lignes nés du web qui peuvent lui être comparés, comme les messageries instantanées ou les réseaux sociaux, le service de stockage ne démérite pas.

En juillet dernier, lors de Mobilebeat 2012, le responsable des développements de la plateforme Lars Fjeldsoe-Nielsen indiquait qu’un adhérant sur deux est actif, c’est-à-dire qu’il ajoute régulièrement des fichiers dans l’espace qui lui est réservé.

À ce propos, on évoque souvent le milliard de fichiers ajouté quotidiennement dans la base de Dropbox. Drew Huston a confirmé ce chiffre. Là aussi il ne cesse d’augmenter à un rythme effréné. De 500 millions tous les 48 heures en mai dernier, il vient donc de franchir la barre du milliard.

Quel avenir ? Quelle concurrence !

Mais où veut donc aller Dropbox ? Drew Houston n’a jamais caché son ambition : devenir un nouveau Microsoft, ou plutôt un nouveau Google. S’appuyant sur une étude de iSuppli Mobile and Wireless Communications Service, il projette d’atteindre 1,3 milliard d’utilisateurs déclarés en 2017.

Bien malin qui pourra prédire la configuration du marché à cette date, de même que les technologies que nous utiliserons… D’autant plus que la concurrence est rude, active et non des moindres : Apple iCloud, Google Drive, Microsoft SkyDrive, Amazon, Box, EMC Mozy, pour ne citer que les plus importants.

Un avenir d’autant plus incertain que la tendance est à l’intégration du service dans des environnements applicatifs, un positionnement plus difficile à réaliser pour Dropbox. En face de lui, iDrive d’Apple est intégré à iOS, SkyDrive de Microsoft à Windows 8, Google Drive à Google Apps.

Quant au modèle freemium – tester le produit avec un espace limité de stockage gratuit – il a ses limites. Dropbox est certes ambitieux, mais Drew Houston pourrait bien cesser de faire le malin aussi rapidement qu’il a grimpé à la place médiatique IT qu’il occupe actuellement.

Dropbox dessin

Images source Dropbox


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  1. Attention. Il me semble que c’est iCloud et non iDrive pour Apple (faute dans l’avant dernier paragraphe).
    C’est d’ailleurs le nom « iCloud » qui est utilisé dans le paragraphe précédent.

  2. Merci pour cet article et la remarque de Shin 55. J’ai eu un doute, mais je ne suis pas une spécialiste.
    Outre, le ton blasé (la réussite, c’est pas bien, c’est pas beau, c’est sale, il a forcément tuer des gens pour en arriver là … exception culturelle française or what?), j’attendais plus une mini-référence du type: DropBox a été là au bon moment et oui, on ignore beaucoup de la tendance ET la technologie ad hoc, mais çà n’empêche pas d’évoluer. On avance, on s’adapte et on répond aux besoins du marché.