Effet Trump : Sprint promet la création de 5000 emplois aux Etats-Unis

GouvernanceProjetsRégulations

L’opérateur Sprint annonce « ramener » 5 000 emplois sur le sol américain. Un nouveau succès pour le futur président Donald Trump.

Elu mais pas encore officiellement investi, Donald Trump poursuit sa croisade pour la relocalisation des emplois aux Etats-Unis. Et notamment dans le secteur des télécommunications. Depuis sa résidence de Mar-a-Lago en Floride, le futur président américain qui prendra ses fonctions le 20 janvier prochain a annoncé à des journalistes locaux que l’opérateur Sprint allait « ramener 5 000 emplois aux Etats-Unis ».

Une information que Sprint a confirmée. Dans un communiqué daté du 28 décembre, la filiale du groupe japonais SoftBank s’engage « à créer ou ramener en Amérique 5 000 emplois ». Ces créations ou rapatriements de postes se concentreront sur le support clients et les équipes de ventes. La répartition géographique des nouveaux salariés n’est pas encore arrêtée. Il n’est pas non plus précisé quelles régions dans le monde seront affectées par cette réintégration nationale des emplois. Le 4e opérateur mobile américain espère finaliser l’opération avant la fin de son année fiscale 2017, soit fin mars 2018.

SoftBank s’engage aux Etats-Unis

« Nous sommes ravis de travailler avec le président élu Trump et son administration pour participer à la croissance économique et créer des emplois aux États-Unis, a déclaré le PDG de Sprint, Marcelo Claure. Nous croyons qu’il est essentiel pour les entreprises et le gouvernement de s’associer pour créer plus d’emplois aux États-Unis et assurer la prospérité pour tous les Américains. »

Sprint n’est pas le seul acteur des télécoms à s’engager sur l’emploi à l’intérieur des frontières américaines. SoftBank a également annoncé financer OneWeb à hauteur de 1,2 milliard de dollars. Cet investissement permettra à l’opérateur américain d’accélérer la construction de 720 satellites de communication d’ici 2019 destinés à l’Internet haut débit pour les zones les moins bien couvertes dans le monde. Une usine de fabrication devrait ouvrir ses portes en 2018 en Floride avec, à la clé, 3 000 créations d’emplois. Autant de promesses qui permettent à la holding japonaise de garder un pied aux Etats-Unis.

Apple dans le viseur

Cupertino sera-t-elle le prochain succès de Donald Trump ? Apple pourrait en effet investir jusqu’à 1 milliard de dollars dans SoftBank Vision Fund. Le japonais se serait engagé à investir 50 milliards de dollars sur le sol américain avec, à la clé, 50 000 créations d’emplois. D’autre part, Apple réfléchit à rapatrier la production des iPhone aujourd’hui produits en Chine.

La pression (le chantage ?) qu’exerce Donald Trump touche d’autres secteurs de l’industrie informatique. IBM notamment. Big Blue a récemment annoncé vouloir engager 25 000 professionnels au cours des quatre prochaines années. Sans pour autant augmenter la masse salariale globale. Un effet vase communicant, chez Sprint comme chez IBM, voire peut-être Apple, qui risque de peser à l’extérieur des Etats-Unis.


Lire également
Trump et les géants de la Tech : le bal des faux-culs
Trump veut rendre l’emploi à Washington « GreatAgain »
Le mur de Post-it, la réponse « low-tech » aux tweets de Trump

crédit photo : Adam Kuban

Lire la biographie de l´auteur  Masquer la biographie de l´auteur