Encore une charrette sociale pour IBM ?

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Selon la presse économique, IBM a procédé à une nouvelle vague de licenciements aux Etats-Unis. La mutation vers les nouveaux métiers se fait au forceps.

Selon le Wall Street Journal, IBM a procédé à une nouvelle coupe claire dans ses effectifs la semaine dernière. Sans en donner le nombre, les licenciements concernent principalement les Etats-Unis en Caroline du Nord, à New York City, Poughkeepsie et Boulder. Certains emplois vont être délocalisés en Inde ou au Costa Rica, précise un salarié à notre confrère. En mars dernier, IBM avait lancé une campagne de 5000 suppressions de postes. Selon les analystes, la firme d’Armonk était dans l’optique de réduire sa masse salariale de 14 000 postes.

Pour expliquer cette stratégie, IBM parle de « rééquilibrage des compétences ». Il est vrai que la société a décidé de se focaliser sur certains axes, comme le Cloud, l’informatique cognitive Watson, la cybersécurité, l’analytique, etc. Une orientation qui ne se traduit pour l’instant pas encore dans les résultats financiers. Ces derniers affichent une baisse du chiffre d’affaires pour le 16ème trimestre consécutif. Toutefois, Big Blue cartonne sur les sujets clés – Cloud, analytique et engagement – qui montent de 14 %, à 7 milliards de dollars et représentent 37 % du CA de la société sur les 12 derniers mois.

La branche service en prend encore un coup

Si les Etats-Unis sont les principaux concernés par le « rééquilibrage des compétences », la France n’a pas été épargnée. Les syndicats évoquent même le spectre des licenciements secs, une première en France. Ils toucheraient l’entité GTS-IS de la filiale. Une entité qui doit voir ses effectifs fondre de 360 postes.

La branche GTS devrait également payer un lourd tribut dans la récente vague de suppressions de postes aux Etats-Unis, même si d’autres divisions seront touchées. Pas de commentaires de la part d’IBM, mais en mars dernier la firme expliquait qu’elle allait recruter 25 000 personnes dans les domaines de la sécurité et de l’informatique cognitive et qu’au final le nombre de salariés devrait rester quasiment le même à la fin de l’année qu’en 2015.

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