Ericsson restructure son équipe dirigeante pour remonter la pente

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Pour corriger le fort recul de ses bénéfices en 2016, Ericsson se restructure autour d’une équipe de direction simplifiée.

Après le limogeage de son précédent PDG, Hans Vestberg, en juillet 2016, et la nomination du nouveau, Börje Ekholm, en janvier dernier, Ericsson poursuit la restructuration de sa direction. L’équipementier suédois vient d’annoncer une « organisation simplifiée » et la nomination d’une nouvelle équipe exécutive. Des mesures qui prendront effet dès le 1er avril prochain afin d’appliquer la nouvelle stratégie de l’entreprise.

La simplification passe par le remodelage des deux-tiers de l’équipe dirigeante en fusionnant l’exécutif et la direction mondiale en une seule organisation. Dans la foulée, le découpage géographique va passer de 10 à 5 régions tandis que les domaines commerciaux sont réduits à 3 : le réseau (Business Area Networks), les services numériques (Business Area Digital Services), et les services gérés (Business Area Managed Services). « Nous allons très prochainement solidifier les façons de travailler avec la nouvelle structure, qui sera plus efficace et adaptée aux besoins du marché et des clients », considère Börje Ekholm.

Quatre départs

Précédemment à la tête de l’entité des services réseau, Fredrik Jejdling dirigera la Business Area Networks ; Peter Laurin (ex-responsable de l’Europe du Nord et Asie Centrale) s’occupera de la Business Area Managed Services ; les compétences en matière de technologies et ses fonctions à la tête de la stratégie du groupe mènent Ulf Ewaldsson à la tête du Business Area Digital Services. Rima Qureshi conserve ses responsabilités sur le marché nord-américain. Jusqu’alors chargé de l’unité des produits réseau, Arun Bansal s’occupera de la zone Europe et Amérique latine tandis que Rafiah Ibrahim, Chris Houghton et Nunzio Mirtillo poursuivront leurs missions au service des marchés Afrique et Moyen-Orient, Nord-Est asiatique, et Asie du Sud-Est, Océanie et Inde respectivement. Précédemment chargé des fonctions ventes, Niklas Heuveldop prend en charge la division Technologie et marchés émergents. Carl Mellander conserve ses fonctions aux finances et fonctions communes, tout comme MajBritt Arfert aux ressources humaines, Helena Norrman au marketing et à la communication et Elaine Weidman Grunewald à la durabilité et à la responsabilité d’entreprise. Nina Macpherson reste en charge des affaires juridiques. Enfin, Jan Frykhammar et Magnus Mandersson continueront de conseiller le PDG.

Comme le dit le dicton, on ne fait pas d’omelette sans casser d’œufs. Per Borgklint (chef de l’innovation et responsable de la division média), Anders Lindblad (responsable de l’unité IT et produits Cloud), Jean-Philippe Poirault (IT et services Cloud) et Charlotta Sund (unité clients industriels et société) sont les victimes de cette nouvelle recette. Ils quitteront le navire Ericsson à la fin de la semaine.

5G, IoT, médias

Derrière cette réorganisation, l’équipementier entend concentrer ses forces sur le développement de l’offre réseau, toujours sur les évolutions de la 4G mais, surtout, se positionner sur la 5G, l’Internet des objets (IoT) et le Cloud. Les services managés évolueront vers plus d’automatisation tandis que le marché des médias reste un important axe de développement pour la firme suédoise. Il sera couvert à travers de deux organisations : diffusion et services média ; et solutions.

« Nous avons écouté attentivement les clients du monde entier et effectué une analyse approfondie de notre portefeuille et de notre rendement. Pour nous permettre de prendre immédiatement des mesures et exécuter rapidement, nous traçons aujourd’hui notre chemin vers la restauration de la rentabilité », rassure Börje Ekholm. En 2016, Ericsson a enregistré une chute de 86% de ses bénéfices (à 1,9 milliard de couronnes ou 200 millions d’euros) due au recul de la demande et à des coûts de restructuration. Il est temps de remonter la pente.


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