Télégrammes : Fichier TES, CNIL et CNNum contre-attaquent; LastPass gratuit; Phil Schiller défend les MacBook Pro; Limiter la pollution du Galaxy Note 7

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En attendant le prochain round des candidats à la primaire de droite, voici les télégrammes du soir.

Fichier des honnêtes gens : la CNIL et le CNNum contre-attaquent. Paru au cours du pont de la Toussaint au Journal Officiel, le décret instituant le fichier TES (pour Titres électroniques sécurisés), qu’ont débusqué nos confrères de NextInpact, suscite de vives réactions. Cette base de données va fusionner deux fichiers préexistants, celui renfermant les informations des cartes d’identité et celui dédié aux passeports. La nouvelle base TES est donc appelée à agréger les données biométriques de 60 millions de Français. Dans son avis sur ce nouveau fichier centralisé, la CNIL regrette l’absence de « véritable étude d’impact » et celle de tout débat parlementaire sur le sujet. Une position réitérée ce matin par sa présidente, Isabelle Falque-Pierrotin. De son côté, le Conseil national du numérique (CNNum) annonce bousculer son agenda de demain, le 4 novembre, pour étudier « la crise déclenchée par le fichier des honnêtes gens », selon les termes employés par un de ses membres, Godefroy Beauvallet. Au Parlement, interpelé par le député LR Lionel Tardy, Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur, a tenté de désamorcer la polémique, assurant que la création de TES résulte avant tout d’une modernisation de FNG, l’outil de gestion des cartes d’identité « devenu obsolète et qui posait des problèmes de maintenance ».

LastPass ou la gestion des mots de passe gratuite. Le gestionnaire de mot de passe LastPass vient de rendre gratuite son offre en direction des particuliers, contre 12 dollars par an par utilisateur auparavant. Ce service permet de synchroniser les identifiants et mots de passe d’accès aux sites entre les différents appareils de l’utilisateur, PC et terminaux mobiles. Dans la déclinaison premium pour les particuliers, il reste la notion de partage familiale (jusqu’à 5 utilisateurs), le volet LastPass pour les applications (au-delà des sites Web) et un Go d’espace de stockage chiffré. Selon ITespresso, l’offre payante comprend également l’absence de publicité, un accès prioritaire au support client et l’authentification à deux facteurs (2FA) pour des appareils tels que le YubiKey (clef USB permettant de générer un mot de passe à usage unique).

Phil Schiller défend les MacBook Pro. Le grand manitou du marketing d’Apple a été obligé de justifier les choix de connectique et l’arrivée de la Touch Bar sur les nouveaux ordinateurs de la firme. Rappelons que les critiques se sont focalisées sur l’absence de slot pour les cartes SD, des accessoires utilisés par les créatifs, en général friands de Mac. Le responsable estime que ce port était « un peu encombrant » et que « cette chose sort à moitié du châssis ». Et de critiquer le fait d’être dépendant d’un seul format (par contre d’être soumis au diktat d’Apple ne semble pas lui poser problème). Phil Schiller met en avant les solutions alternatives aux cartes SD, soit un lecteur de cartes USB, soit du sans-fil. Le dirigeant n’évoque pas les autres critiques (disparition des ports USB et faible évolutivité de l’appareil).

Limiter la pollution du Galaxy Note 7. A défaut d’avoir résolu le problème de surchauffe de ses Galaxy Note 7, Samsung veut limiter l’impact écologique de son fiasco. En cessant la vente, et désormais la production, de son smartphone haut de gamme, le constructeur coréen se retrouve avec quelque 3 millions d’unités sur les bras complètement inutilisables. Autant d’appareils destinés à être détruits alors que son concepteur n’a officiellement pas trouvé l’origine des problèmes qui affectent la batterie du mobile au point de le rendre dangereux à l’usage. N’y-a-t-il pas des composants à récupérer avant d’envoyer tout ce stock au pilon ? « Nous reconnaissons les préoccupations entourant l’arrêt du Galaxy Note7 et nous examinons actuellement les options possibles permettant de minimiser l’impact environnemental du rappel en conformité avec les réglementations environnementales locales », a déclaré le géant coréen par voie de communiqué à Reuters. Samsung a publié ses intentions après que Greenpeace l’a interpelé sur la question de la récupération des matières précieuses utilisées dans le smartphone dont l’or, le cobalt, le palladium et le tungstène. Pour l’heure, Samsung n’a pas détaillé les options étudiées pour limiter la pollution environnementale née du gâchis du Note 7.


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