Le gouvernement lance une ‘cyberdouane’
10-02-2009
Une nouvelle équipe, composée d’analystes du renseignement et de douaniers sera chargée de traquer et mettre hors d’état de nuire les réseaux de cyber-criminels
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Le gouvernement, décidé à combattre les cyber-criminels, multiplie depuis plusieurs mois les initiatives en ce sens. La dernière en date : la "cyberdouane".
En visite au siège de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières, Eric Woerth, ministre du Budget, a inauguré un nouveau service de lutte contre la cyber-criminalité organisée.
Le service, baptisé "cyberdouane" aura pour but de "recueillir, enrichir et exploiter les renseignements permettant de lutter efficacement contre les fraudes sur Internet". Le gouvernement veut ratisser large. Produits stupéfiants, médicaments, contrefaçons, œuvres d’art ou transaction illicites sont dans le collimateur de la nouvelle unité, composée de 8 analystes du renseignement et 7 enquêteurs douaniers.
Néanmoins, sur ses autres cibles, le gouvernement pourrait faire fausse route. Les armes et les munitions également visées par la nouvelle unité, empruntent des canaux et des chemins bien différents. Les saisies sur Internet ont bien peu de chance de se produire.
Une stratégie de combat contre la fraude en ligne
Cette nouvelle unité s’inscrit dans un plan de combat de la cyber-criminalité bien plus large. Le gouvernement entend renforcer ses moyens de contrôle, adapter l’arsenal juridique, renforcer la coopération avec les marques, les fournisseurs d’accès internet et les sites marchands, le tout au niveau international. Un prérequis indispensable sachant que la plupart des gangs de cyber-criminels opèrent depuis des bases situées hors des frontières de l’Union européenne.
Le gouvernement entend également responsabiliser les internautes afin qu’ils ne soient "ni acteurs, ni complices, ni victimes" de l’escroquerie en ligne.
Les moyens financiers consacrés à l'application de ce futur plan de lutte contre la cyber-criminalité restent pour le moment inconnus. Pour autant, on sait que le plan Besson 'France Numérique 2012' prévoit de doubler d’ici 2012 le nombre d’enquêteurs spécialisés, de renforcer l’arsenal juridique, avec par exemple, la création d’un "délit d’usurpation d’identité sur les réseaux de communication électronique".
Commentaires des lecteurs :
Mieux vaut en rire qu'en pleurer
8 + 7 = 15 personnes ???!!!15 flics derrière des ordis pour lutter contre des des milliers de mafieux sans foi ni loi disséminés de par le monde, la plupart dans des pays ou les services de police et de justice (s'ils existent) ne collaborent pas avec les nôtres .... ?
C'est à pleurer (de rire ?) tellement c'est grotesque !
La vraie question : est-ce que Woerth fait juste ça pour se faire mousser un peu ("regardez comme je suis moderne et comme je m'occupe bien de l'Internet !") ou est-ce qu'il s'imagine réellement que son idée lumineuse va être efficace ? (dans ce cas-là c'est encore plus affligeant ...)
effet d'annonce
Ca existait déjà en plus. Sauf que les mecs devaient etre 6 ou 7.Ils ont doublé les effectifs ^^
Triste réalité ?...
Cela sera certainement inefficace contre le grand banditisme alors concrètement : Que vont-ils pouvoir faire de leur journée ?Mettre sur la paille un pauvre mec qui a acheté 2 CD détaxés ???
Que connaissent ces internautes ?
Je me pose une question : pourquoi toujours critiquer , voilà bien un mal Français . Qu'y connaissent ils ces internautes rongeurs ? pas grand chose je crois , une dizaine de bons spécialistes derrière des écrans sont aussi efficaces que de bons enquêteurs de terrain, et je vous en parle en connaissance de cause , mais bon la polémique est toujours la panace de certains au détriment de la réflexion .jamais contents !!!
Qu'il est amusant de voir que dans ce pays à chaque fois que quelqu'un propose quelque chose d'autres le critique sans apporter de nouvelles idées.....Concernant les hakers ou les cyber-criminels, ils ne sont pas tant que ça.. Ensuite on sait dans quelle partie du monde ils sont le plus nombreux (ex urss par exemple), pays où il existe une police et avec qui la France a déjà mis en place des coopérations ....
Alors au lieu de dire que 15 "flics" (avant d'être des policiers se sont avant tout des personnes plutôt très bien qualifiées pour ce travail gigantesque qui demande beaucoup d'investissement personnel, de patience et d'énormes connaissances informatiques) derrière des ordis c'est pas suffisant, pensez un peu au nombre d'administrateurs réseaux qui travaillent dans des sociétés comme des banques, combien sont'ils à votre avis pour gérer des dizaines de milliers de postes ???
A bon entendeur salut !
Tout ce qu'ils pourront faire ...
Concrètement, comme ils pourront pas faire grand chose, le peu qui se feront chopper serviront d'exemple : ils s'en prendront plein la g**** et surtout ça sera bien médiatisé afin d'une part de jouer sur le plan psychologique (la dissuasion est à mon avis le mode d'action le plus efficace qu'ils pourront utiliser mais ça ne marche que sur les citoyens "lambda" : les vrais mafieux n'en ont cure) et d'autre part afin de faire mousser un peu plus le ministre à l'origine de la mesure ("vous avez vu ? ça marche mon truc ... grâce à moi les méchants vont en prison ... votez pour moi !")Encore et encore.
Surveillance et répression, toujours la même chose....tres bien
mais sans doute pas suffisant.certains ici critiquent ceux qui dénigrent ce qui a été mis en oeuvre, certainement au motif qu'ils sont mieux renseignés que l'internaute lambda comme moi.
la question de fond est : soit ça doit être secret et l'annonce médiatique n'a pas lieu d'être évitant des supputations non crédibles. soit ça doit être connu réellement et il n'y a pas assez d'informations pour nous sensibiliser à ces phénomènes ce qui semble être le mot d'ordre avancé par le gouvernement : il faut que les internautes ne soit plus abuser...
soit encore c'est l'arbre qui cache la foret et les buts non avoués sont tellement anti démocratiques pour le peuple qu'il convient de les cacher en faisant de l'esbroufe.
dans tous les cas, trop de communication mal préparée nuit au sujet.
mais faut pas compter sur le sous ministre de tutelle (curieux que ce soit le budget pour les activités des cyberdouaniers !!) pour faire les choses normalement, il est sans doute très fort pour nous manipuler les chiffres, un jour de la croissance qui remonte, un autre de l'inflation qui galope, le lendemain celui de la diminution des prix, la semaine suivante le chômage stagne par rapport à 1999 et en fin d'année nous avons pris 3% de croissance, mais est-il vraiment dans son élément pour superviser un service qui somme toute n'est qu'un job de police, d'investigation, de recherche de preuves juridiques destinées un jour à faire condamner des cyber criminels basés loin de notre beau pays. Tout ça donne pour l'instant donne l'impression de bricolage, il faut souhaiter que cela évolue dans le bon sens et surtout il faut que le gouvernement nous précise comment ne pas se faire arnaquer (attention à ne pas devenir des auxiliaires de police : délation ou dénonciation?) ; mais si il fait cela, ce service ne servira plus à rien?..puisque plus personne n'achètera de cette manière sauf sur des sites bien comme il faut dont on a pas le droit de faire publicité mais qui sont aux premières places des transactions et proches du pouvoir en place assurant ainsi fiabilité et transparence totales pour les pauvres cyber acheteurs que nous sommes?.