France : le passeport biométrique fait ses premiers pas

Sécurité

Le premier exemplaire a été remis à un citoyen

Le passeport biométrique en France est aujourd’hui une réalité. Un premier exemplaire de ce document ultra-sécurisé a été remis en grande pompe le 31 octobre à un citoyen de Chantilly par la ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, en présence d’Eric Woerth, ministre du Budget et du maire de Chantilly.

« Quatre mois seulement après la notification du marché TES (titres électroniques sécurisés) aux sociétés Sagem Sécurité et Atos Origin, nous prouvons notre capacité à livrer à notre client, l’Agence Nationale des Titres Sécurisés, une solution à très haut niveau de sécurité dans des délais très courts. », s’est félicité Jean-Paul Herteman, président du directoire de Safran impliqué dans la production du passeport.

Rappelons que le passeport biométrique est censé proposer ce qui se fait de mieux en matière de sécurité. Il s’agit également de répondre aux exigences sécuritaires de pays comme les Etats-Unis. Il remplacera le passeport électronique (Delphine) mis en circulation depuis avril 2006.

Il intègre un puce RFID contenant une photo numérique du propriétaire et les empreintes digitales de huit doigts… Grâce à la puce RFID, il sera aisé pour les autorités compétentes d’accéder sans fil (grâce à un simple lecteur) aux fichiers stockés et ainsi vérifier l’identité du porteur du document.

Cinq départements auront la primeur du passeport biométrique : le Nord, l’Oise, l’Aube, la Gironde et la Loire-Atlantique. Ils testeront donc en avant première les machines permettant sa réalisation.

Le nouveau document aura une validité de 10 ans. Mais selon un décret, un passeport d’une durée de validité d’un an ne comportant pas de composant électronique pourra encore être délivré « à titre exceptionnel et pour des motifs de nécessité impérieuse ou d’urgence dûment justifiée ».

Les machines permettant la capture des données biométriques, un marché estimé à 100 millions d’euros sont conçues et produites par le duo Atos Origin Sagem (Safran).

Près de 5.000 dispositifs de recueil et de traitement des demandes seront déployés avant juin 2009 dans 2.000 mairies et 350 préfectures et sous-préfectures. Ces dispositifs permettront d’adjoindre les empreintes digitales lors de la création du passeport.

Au titre de ce contrat, Sagem Sécurité fournira les dispositifs de recueil des informations d’identité des citoyens conformément aux standards OACI.

Pour sa part, Atos Origin apporte à l’ANTS (l’Agence Nationale des Titres Sécurisés) une solution de bout en bout et lui permet une conduite souple et efficace du programme.


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