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Free: à nouvelle Freebox, nouveaux tarifs

Freebox Révolution designée par Starck
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L’augmentation du forfait induite par la nouvelle Freebox Révolution cache quelques modifications dans les conditions tarifaires.

Avec son lecteur Blu-ray/DVD, son disque dur de 250 Go qui permet de diffuser ses contenus sur l’ensemble des supports numériques du foyer, sa console de jeux vidéo intégrée accompagnée de sa manette, sa compatibilité fibre optique et son design signé Philippe Starck pour mieux se fondre dans le mobilier multimédia du salon, la nouvelle Freebox remet assurément Free sur le chemin de l’innovation. Mais elle inaugure également une nouvelle ère sur l’échelle des conditions tarifaires.

Si le forfait triple play reste à 29,99 euros par mois, des frais supplémentaires accompagnent désormais la Freebox Révolution. Ainsi apparaît une hausse de 5,99 euros mensuel justifiée par « l’option de mise à disposition de la boucle locale dédiée ». Autrement dit, la Freebox v6 est directement lié à l’offre de dégroupage total qui met directement l’utilisateur en relation contractuelle et commerciale avec son fournisseur d’accès sans passer par l’opérateur historique (même si le lien subsiste avec Orange qui continue de gérer techniquement la ligne téléphonique de l’abonné). Les utilisateurs qui préfèrent conserver une ligne analogique chez France Télécom pourront toujours se tourner vers la Freebox V5 que la filiale d’Iliad continue fort heureusement de commercialiser.

Ce qui met donc le nouveau forfait à près de 36 euros par mois. Le mythe du triple play à moins de 30 euros en prend un sacré coup. SFR a d’ailleurs ouvert la voie en proposant une offre Premium proche de 35 euros avec sa nouvelle Neufbox Evolution. Un comble pour l’instigateur du forfait Internet-téléphonie-télévision à 29,99 euros sur lequel la concurrence, y compris Orange, a fini par s’aligner faisant de la France l’un des pays les plus économiques au monde pour l’accès Internet haut débit. D’autant que le tarif pourrait s’alourdir d’une poignée d’euros avec l’augmentation probable de 3 euros (le choix d’Orange) du forfait Internet dû au relèvement de la TVA sur les abonnements triple play voté dans le cadre de la loi de Finances 2011.

Ce n’est pas tout. La Révolution passe aussi par une modification, de taille, des frais de mise en service. Lesquels s’élèvent à 96 euros. Sauf à vouloir les payer lors de la souscription au service (ce qui reste possible selon le service de communication de Free), ces frais sont désormais dégressifs de 1,5 euro par mois contre 3 euros avec la Freebox v5 et antérieures. L’abonné devra donc jurer fidélité à Free pendant 5 ans et 4 mois pour voir ces frais disparaître contre 3 années précédemment. Autant dire que le client s’engage pour une demie décennie s’il veut amortir ses frais d’activation de ligne. Il est vrai que par cette politique, la filiale remercie l’abonné de sa fidélité alors que la concurrence a tendance à facturer des frais de sortie quelle que soit la durée d’engagement du client.

Les modifications tarifaires ne touchent pas toutes les nouvelles conditions de l’offre. Ainsi, les frais de migration de la Freebox restent maintenus à 90, 60 ou 30 euros selon l’ancienneté du client. De quoi encourager les abonnés actuels à migrer vers la nouvelle offre. Avec remise à zéro du compteur de mois de fidélité.

La Freebox Révolution ne révolutionne pas que les usage. Elle s’affiche aussi comme une bonne occasion pour Free d’augmenter ses tarifs sans s’en donner l’air même si la marge par abonné risque de s’en trouver réduite avec l’intégration dans le forfait des coûts de communication vers les téléphones mobiles en France. Visiblement, ces augmentations n’effraient pas les intéressés. Selon Business Insider, Free aurait enregistré 2 millions de commandes de la nouvelle box en une journée. Soit près de la moitié des 4,5 millions de clients actuels de Free. Des chiffres non sourcé probablement très exagérés (en un an Free, certes en perte de vitesse, a déclaré 250.000 recrutements) mais qui tendent à montrer l’efficacité de la machine médiatique du trublion de l’Internet français. Un pari que Free pourrait donc bien remporter haut la main.


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Journaliste depuis une dizaine d'années dans le secteur de l'informatique (grand public dans un premier temps, IT aujourd'hui), Christophe se concentre notamment sur les sujets télécoms, réseaux et postes de travail pour Silicon.fr (groupe NetMediaEurope).

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