Alter Way a profité du salon Solutions Linux / Open Source 2012 pour lancer sa nouvelle offre d’hébergement, laquelle propose un mode de paiement à l’usage particulièrement souple.
Au cœur du service H2O, une infrastructure cloud qui permettra aux utilisateurs de faire varier la capacité de traitement de leur service web, soit par une méthode manuelle classique de scale-out (ajout ou retrait de machines virtuelles), soit par un système automatique de scale-in (augmentation ou diminution des caractéristiques des machines virtuelles).
Du scale-in… à chaud !
Si le scale-out est bien adapté à des frontaux web, il nécessite des applications adaptées et ne pourra donc être appliqué à tout type de logiciel (en particulier les bases de données, où une répartition sur différents serveurs supposera une révision de leur architecture).
Dans ce contexte, le scale-in prend tout son sens. D’autant plus que l’augmentation ou la diminution des capacités des machines virtuelles (VM) se fait ici à chaud, sans aucune interruption de service, et de façon totalement automatique.
Si vous optez pour une offre One (à partir de 79 euros HT par mois), vous disposerez d’un CPU virtuel (vCPU) et de 4 Go de mémoire vive. Toutefois, lorsque la charge du serveur monte, cette machine virtuelle peut disposer d’un maximum de 20 vCPU et de 80 Go de RAM. Une fois la charge retombée, la caractéristique du serveur retombe automatiquement.
Une solution proche sur le papier de l’offre d’hébergement cloud de Gandi, mais s’appuyant ici sur un véritable orchestrateur cloud, capable d’ajuster finement la puissance d’une VM, sans configuration complexe côté utilisateur.
Une infrastructure solide
Au cœur de H2O se trouve une infrastructure à base de plate-forme serveur Cisco UCS et de baies de stockage de hautes performances NetApp. Le tout réparti sur plusieurs datacenters, avec de multiples liens 10G les connectant entre eux.
Au-dessus de cette couche matérielle, la pile cloud OpenNebula. Un choix qui peut sembler étrange à une époque où OpenStack monte en flèche, mais qui est justifié par un élément simple : l’outil de scaling automatique développé par Alter Way l’a été initialement pour OpenNebula.
Suivent des gestionnaires assurant le provisionnement des machines virtuelles, leur surveillance et la gestion de leurs configurations et caractéristiques.
Enfin, la dernière couche est l’outil d’orchestration, qui apporte l’intelligence à l’offre H2O. Il s’appuie sur Kanopya d’Hedera Technology. Il permet le scale-in automatique, mais également le scale-out classique, le déplacement de machines virtuelles entre plusieurs datacenters (à chaud, mais avec une « mise en pause » de la VM pendant le transfert), etc.
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2 replies to Hébergement cloud : Alter Way lance sa bombe H2O
Bonjour,
Puisque vous parlez de nous, nous vous informons que nous disposons aussi un « orchestrateur cloud » depuis 2010 :) Nos serveurs virtuels sont modifiables à chaud en terme de CPU, RAM, disque (agrandissement) et bande passante. Tout passe par une unique interface web ou par une API publique en XML-RPC. Nous disposons également d’un système Flex permettant de modifier les paramètres du serveur en fonction de la charge https://www.gandi.net/hebergement/serveur/gandiflex
Nicolas Lhuillery
Directeur du Produit
Gandi
Certes (je ne vous avais pas cité par hasard), mais il me semble qu’ici l’offre est par défaut plus automatisée, et de surcroît web comme IaaS. En fait, c’est assez proche de ce qui était prévu initialement avec auto-Flex. Il est appréciable pour le reste que cette technologie avancée n’ait été développée et déployée que par des acteurs français. Bravo à vous deux.