Henri Verdier : le Chief Data Officer devient DSI de l’Etat

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Henri VERDIER Etalab
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Comme attendu, Henri Verdier prend la tête d’une DSI de l’Etat élargie, couvrant les services innovants et les nouveaux usages. Bref, un patron du numérique pour le secteur public.

Comme attendu, Henri Verdier vient d’être nommé DSI de l’Etat en remplacement de Jacques Marzin. Cette nomination, prise aujourd’hui en conseil des ministres, suit de très près la formation de la Dinsic, qui regroupe l’ex-DSI de l’Etat (la Disic), Etalab, la mission dédiée à l’ouverture des données publiques que dirigeait Henri Verdier depuis 2013, et le pôle innovation et services aux usagers du SGMAP (Secrétariat général pour la modernisation de l’action publique).

En prenant la tête de cette nouvelle entité, Henri Verdier devient donc de fait plus le directeur d’une agence du numérique pour l’ensemble du secteur public que le DSI de l’Etat, le n de l’acronyme Dinsic signifiant d’ailleurs numérique. A ce titre, le nouvel interlocuteur des DSI des ministères et autres administrations prend en charge tant les chantiers centrés sur la mutualisation des moyens et l’optimisation des coûts que ceux relatifs aux nouveaux usages et à l’innovation. Rappelons que pour doper cette dernière, la France mise sur la stratégie dite d’Etat plateforme, basée sur l’exposition d’API, stratégie dont Henri Verdier est considéré comme l’inspirateur.

Etalab et Chief Data Officer

Né en 1968, Henri Verdier est passé par l’Ecole Normale Supérieure, où il a suivi un double cursus en sciences et en sociologie. Sa carrière l’a amené tant dans le secteur public (le Haut Comité de la Santé Publique, la présidence du pôle de compétitivité Cap Digital) que dans le privé (Odile Jacob Multimédia ou Lagardère). En 2010, il fonde la société MFG Labs, spécialisée dans l’analyse mathématique du web social. Henri Verdier est nommé directeur d’Etalab en janvier 2013 et devient le Chief Data Officer (ou plutôt l’administrateur général des données) de l’Etat français quelque 18 mois plus tard.

En tant que directeur de la Dinsic, il devient l’adjoint à la secrétaire générale pour la modernisation de l’action publique, Laure de la Bretèche.

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