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PME : mesurez-vous aux plus grands !

La virtualisation favorise le Plan de Reprise d’Activité (PRA)

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La mise en œuvre d’un PRA assure l’entreprise de la reprise de son activité en cas de sinistre de son SI. Mais c’est aussi un centre de coût. La virtualisation du SI sur des infrastructures standard hébergées chez des prestataires de Cloud public est la meilleure façon d’alléger l’addition.

Aucune entreprise n’est à l’abri d’un sinistre de son infrastructure informatique (inondation, feu, vandalisme, etc.). Face à une telle situation, comment peut-elle s’assurer de pouvoir poursuivre son activité ? « Grâce à un Plan de reprise d’activité (PRA) virtualisé, répond Patrick Saint-Jean, vice-président chez CGI, en charge de l’offre Infrastructure. En effet, la meilleure façon d’optimiser un PRA est de recourir à la virtualisation de l’infrastructure informatique. C’est d’ailleurs aujourd’hui l’un des prérequis des fonds d’investissement américains, qui refusent de s’engager dans une entreprise qui n’a pas son informatique vitale chez un prestataire de Cloud. Avoir son informatique virtualisée dans le Cloud est synonyme de redondance, de résilience et de reprise d’activité en cas de sinistre. »

Un PRA est un centre de coût, d’où l’intérêt de le rendre le moins lourd possible

Mais un PRA est avant tout un centre de coût. Il ne génère aucune valeur, si ce n’est qu’il permet à l’entreprise de reprendre son activité en cas de sinistre. Son coût doit donc être le moins prohibitif possible. Or, doubler son informatique sur des serveurs 100 % physiques est extrêmement onéreux comparé à la virtualisation de l’infrastructure et des applicatifs vitaux pour l’entreprise. « Aujourd’hui, technologiquement parlant, rien ne justifie une informatique physique », assène Patrick Saint-Jean. Mais, opter pour un PRA virtualisé nécessite des choix technologiques judicieux.

Un PRA étant la réplique de tout ou partie du système d’information, il doit se reposer sur une infrastructure souple et standard pour suivre l’évolution du SI sans contraindre la PME à de lourds investissements financiers et humains pour en assurer l’évolutivité et la maintenance. « La PME doit privilégier le choix d’architectures ouvertes pour héberger son infrastructure virtuelle chez les géants du web (Amazon, Azure, Google). Cela lui permettra de bénéficier de leurs prix attractifs », conseille notre interlocuteur.

Le choix du moteur de virtualisation est également crucial. Là encore, il est vivement conseillé d’opter pour une pile standard comme vSphere de VMware, Hyper-V de Microsoft ou encore OpenStack pour l’Open Source. Choisir un hyperviseur moins courant peut contraindre l’entreprise à se retrouver pieds et poings liés à un prestataire. Enfin, le PRA doit inclure la virtualisation des réseaux de l’entreprise pour permettre une automatisation complète et transparente de la bascule. La virtualisation des réseaux donne, aux utilisateurs, l’accès direct à l’infrastructure de secours.

Définir la durée maximale d’interruption et la perte de données admissibles

Avant de souscrire un contrat avec un prestataire de Cloud, la PME doit étudier ce qu’elle peut supporter en matière de Durée Maximale d’Interruption d’Admissible (DIMA) et de Perte de Données Maximale Admissible (PDMA). En d’autres termes, elle doit évaluer les risques encourus par ses services en cas d’interruption prolongée de son activité (plusieurs jours par exemple) et en cas de pertes de données par des sauvegardes insuffisamment récurrentes. En fonction de ces évaluations, l’entreprise choisit le niveau de services du prestataire le mieux approprié à ses exigences.

Pour assurer un PRA économiquement intéressant, une PME a donc tout intérêt à virtualiser son SI sur des infrastructures hébergées dans le Cloud public et à choisir un niveau de services adapté à son activité.