IBM dévoile le z13, un mainframe taillé pour la mobilité et le Cloud

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Le z13 d’IBM adopte jusqu’à 141 cœurs à 5 GHz et 10 To de RAM, pour des performances extrêmes. Une offre optimisée pour les transactions mobiles, qui est compatible Hadoop, OpenStack, Linux et KVM.

IBM lève aujourd’hui le voile sur le plus puissant et le plus moderne de ses mainframes, le z13. Big Blue explique que cette machine est le fruit de cinq années de développement auprès de 60 clients, d’un investissement de 1 milliard de dollars, et qu’elle est à l’origine du dépôt de plus de 500 brevets.

La firme met l’accent sur la capacité de son mainframe à traiter et sécuriser les transactions mobiles. « Chaque fois qu’un consommateur réalise une transaction, il crée une cascade d’événements (entre 50 et 100) sur le back-end du système informatique de l’entreprise. Le z13 est conçu pour gérer les milliards de transactions de l’économie mobile.», explique Jean-Christophe Knoertzer, Vice President STG chez IBM France.

2,5 milliards de transactions par jour

Le z13 est en effet conçu comme une boite noire, capable de chiffrer en temps réel les transactions, qui resteront persistantes, protégées et auditables de bout en bout, précise IBM. Le système peut traiter jusqu’à 2,5 milliards de transactions par jour. De quoi répondre aux défis du futur. La firme estime en effet que 40 000 milliards de transactions mobiles seront effectuées quotidiennement en 2025.

Côté analytique, IBM met en avant ses accélérateurs DB2, capables de traiter les informations « 17x plus rapidement que la concurrence, pour une fraction du coût », indique la firme. En dehors des effets d’annonce, il est à noter que le z13 est dorénavant compatible Hadoop, et donc capable de traiter des jeux de données non structurées.

Hadoop, mobilité… le mainframe à (grand-) papa est définitivement mort et enterré. Sans compter sur le fait qu’il est possible d’héberger jusqu’à 8000 machines virtuelles Linux par z13 (via l’hyperviseur KVM). De quoi se monter un solide cloud. Chose d’autant plus vraie qu’OpenStack est lui aussi supporté.

Un processeur plus proche du Power8

Par rapport à la génération précédente, IBM a rehaussé les performances de sa machine, capable d’accueillir un total de 141 cœurs de processeur et cadencés à 5 GHz, contre 120 cœurs à 5,5 GHz sur le zEnterprise EC12.

Parmi les innovations au sein de la puce, on notera l’arrivée de SMT 2 (Simultaneous Multi Threading) où plusieurs threads peuvent être gérés par cœur, ce qui améliore les performances de Linux, DB2 ou de Java d’environ 30 %, indique IBM. Par ailleurs, des instructions SIMD (Single Instruction on Multiple Data) issues du monde du HPC, sont de la partie, avec à la clé l’accélération des traitements massifs de données notamment dans le cadre des solutions analytiques.

Autre avancée, la possibilité de proposer un maximum de 10 To de mémoire vive par machine contre 3 To précédemment. Le tout avec une bande passante doublée par rapport à la génération z12. « Avec cette ajout de capacité, nous donnons la possibilité aux ingénieurs systèmes travaillant avec zOS de configurer leur workload en utilisant plus de ressources mémoire. Dans les environnements Linux, ils ont déjà cette habitude », explique François Launay, Z Champion chez IBM France

Le processeur du z13 se veut le plus puissant au monde, avec ses 8 cœurs multithreadés cadencés à 5 GHz et disposant d’unités SIMD. Le tout gravé en 22 nm. Certaines de ces caractéristiques le rapprochent du Power8, autre fleuron d’IBM, que la firme compte imposer dans des serveurs plus traditionnels.

Sur la partie chiffrement, François Launay nous explique que les fonctions de cryptographie peuvent se faire sur la puce via le module CPACF en gérant l’ensemble des algorithmes de sécurité (AES, hashing, etc). Cette fonction a été améliorée pour multiplier par deux les capacités de chiffrement, « il va y avoir une demande pour chiffrer de plus en plus de choses ». L’autre possibilité de cryptage est de s’appuyer sur des cartes de chiffrement, en l’occurrence les cartes Crypto Express qui passe en 5ème génération.

Un écosystème renforcé et un effort sur la formation

Le z13 étant orienté vers le monde digital et notamment la mobilité, « nous avons fait bouger les limites de son écosystème », admet Jean-Christophe Knoertzer. Cela signifie qu’IBM vise d’autres marchés avec sa dernière création, « le z13 avec ses performances en fait un outil idéal pour délivrer des services Clouds », constate le dirigeant en ciblant les fournisseurs de Cloud. Pour cela, il va élargir le nombre d’intégrateurs et de distributeurs pour commercialiser le dernier mainframe.

Autre point à souligner, ce lancement s’accompagne d’un effort particulier sur la formation de jeunes ingénieurs sur les mainframes. « Dans le monde plus de 1400 universités délivrent des formations sur mainframe. En France, il y en 3, l’EPITA, Telecom Nancy et l’EPSI de Montpellier », précise Jean-Christophe Knoertzer. Il annonce également que le concours « Master the Mainframe » sera reconduit en 2015.

 

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Crédit photo : © IBM


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