Internet des objets : 80 milliards de «choses» connectées en 2020

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D’ici 7 ans, plus de 6 fois plus de dispositifs communiqueront en ligne. Les tags des industries du textile et pharmaceutiques en tête.

L’Internet des objets va exploser. Ce n’est pas une nouveauté, nombre d’acteurs, dont Ericsson, ayant à plusieurs reprises évoqué la tendance. Une tendance que confirme à son tour l’Idate aujourd’hui.

Idate Internet des objetsDans son rapport « The Internet of Things Market », l’institut d’études montpellierain prévoit que 80 milliards de « choses » seront connectés à Internet d’ici 2020. Le marché de l’Internet des choses (Internet of things) se décomposera de la façon suivante : 85% de ses éléments proviendront des objets, connectés directement à Internet ou via un terminal intermédiaire; 11% seront le fait de terminaux communicants (dont les smartphones); et 4% viendront du M2M (Machine-to-Machine).

Un marché hétérogène

Selon l’Idate, pas moins de 12 milliards de composants (terminaux, M2M ou objets) sont aujourd’hui connectés au réseau mondial. Contre 4 milliards en 2010. D’ici 7 ans, Il faut s’attendre à une croissance annuelle de 41% pour les objets, 22% pour les terminaux communicants et 16% pour le M2M.

Ces différences s’expliquent notamment par l’hétérogénéité des marchés que recouvre l’Internet des objets et les technologies matérielles et de communications utilisées. Ainsi, la RFID et les code-barres 2D (Flash code) interagissent directement avec nombre d’articles de la grande consommation. Le M2M fonctionne pour sa part sur différentes technologies réseaux : les réseaux cellulaires (dont l’activité M2M en France a connu une progression de plus de 54% entre les 30 juin 2012 et 2013, selon l’Arcep); mais aussi de nouvelles technologies de communication comme SigFox et Neul mieux adaptées aux besoins propres à la télémétrie. Les réseaux cellulaires (et fixes via le Wifi) servent aussi aux communications des terminaux communicants types smartphones, tablettes voire routeurs mobiles, box ou téléviseurs.

Le textile et la pharmaceutique en tête

De même les usages varient selon les industries, leurs objectifs et les coûts de retour sur investissement attendus. Par exemple, alors que pour des questions d’inventaire l’industrie du textile aura tendance à implanter un tag RFID à chacune des vêtements produits, les industries automobile ou aéronautique s’attacheront à ne relier que les palettes ou containers pour assurer le suivi et améliorer la qualité des processus tout au long de la chaîne de production. De fait, selon l’Idate, « les marchés verticaux les plus avancés en termes d’utilisation d’objets connectés seront, en 2020, l’industrie pharmaceutique et l’industrie textile ».

crédit photo © Alexei Tacu – Shutterstock


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