Télégrammes : Internet iranien, Division Blockchain chez IBM, Place de marché pour SuccessFactors, PayPal chez Google ?, Cloud en Europe pour Palo Alto

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Il est en marche (vers où, nul ne le sait ?), et nos télégrammes du soir courent, eux, jour après jour après l’actu la plus fraîche.

  • L’Iran déploie son réseau Internet national. On est jamais mieux servi que par soi-même. L’Iran vient d’annoncer avoir finalisé la première phase de son plan visant à opérer un « Internet national ». Cette espèce d’intranet perse est officiellement présenté comme un moyen d’offrir de meilleures connexions, plus de capacité et à de meilleurs coûts tout en facilitant la lutte contre les cyber-menaces. Mais les mauvaises langues voient dans cette initiative un moyen de contrôle supplémentaire des citoyens par les autorités du pays. Il est vrai que nombre d’internautes locaux passent par des proxy et VPN pour utiliser les réseaux sociaux, Facebook et Twitter en premier lieu, régulièrement bloqués par les autorités. Cet Internet local est appelé à remplacer le réseau mondial et ainsi à en limiter les accès non autorisés. La première phase du déploiement de l’Internet iranien fournit des accès aux services du gouvernement et aux pages web locales. La seconde phase, prévue pour février 2017, y ajoutera les formats vidéo. La troisième, en mars 2017, introduira d’autres services et le support des entreprises impliquées dans le commerce international.
  • IBM lance une division Blockchain. Après la surchauffe médiatique, place au vrai business ? La Blockchain (technologie de stockage et de transmission de données fonctionnant de façon distribuée) inspire en tout cas IBM, qui lance une division dédiée à ces technologies prisées par les banques et services financiers. L’unité, appelée Industry Platforms, prendra également en charge les services financiers basés sur la technologie d’intellegence artificielle (IA) maison, Watson, et les partenariats stratégiques (comme ceux signés avec Apple, SAP, Workday ou Box). Elle sera dirigée par Bridget van Kralingen, jusqu’à présent à la tête des services de Big Blue (Global Business Services). Elle est remplacée à ce poste par Mark Foster, un ancien d’Accenture. En avril, IBM lançait sur son Cloud un framework permettant aux réseaux Blockchain de production d’être déployés en quelques minutes.
  • SAP : une place de marché pour SuccessFactors. SAP annonce avoir renforcé les liens entre son application de gestion des RH dans le Cloud, SuccessFactors, et plus de 100 autres solutions issues d’autres éditeurs de logiciels. Objectif : offrir des intégrations plus poussées aux entreprises clientes de ces solutions en mode Saas. L’ensemble du catalogue est regroupé sur une place de marché, le SuccessFactors App Center. On y croise notamment Box, DocuSign, Google ou ADP. Racheté en 2012 par SAP, SuccessFactors a migré en 2013 vers la Hana Cloud Platform, la déclinaison Cloud de la technologie In-Memory du premier éditeur européen.
  • Cloud : PayPal bientôt chez Google ? Selon CNBC, Google serait en bonne position pour signer un contrat Cloud important avec PayPal, devançant ainsi Amazon et Microsoft. Citant des sources anonymes, nos confrères précisent toutefois que la décision finale n’est pas encore prise. PayPal, qui héberge une partie de son activité sur le Cloud d’AWS, envisagerait une migration pour le quatrième trimestre, la période clef dans le commerce électronique. Depuis l’arrivée en 2015 de Diane Greene, la co-fondatrice de VMware, à la tête de son activité Cloud, Google tente d’attirer des grands noms sur sa plate-forme, pour rattraper son retard sur Amazon Web Services (AWS) et Microsoft Azure. Mountain View est parvenu à convaincre Home Depot en mars dernier. Selon le cabinet Synergy Research, Google n’est que le n°4 dans le Iaas, avec 4 % de parts de marché. AWS, Microsoft mais aussi IBM le devancent.
  • Palo Alto ouvre un Cloud en Europe. C’est aux Pays-Bas que la société de sécurité américaine Palo Alto Networks a décidé d’ouvrir son nouveau Cloud. L’idée étant de conquérir les clients européens préoccupés par la confidentialité de leurs données. Le nouveau datacenter leur propose la solution maison de prévention et d’analyse des menaces (WildFire) en mode Cloud. La présence d’un tel service à la demande sur le sol européen entend donc répondre aux attentes des entreprises soucieuses de savoir où se trouvent leurs données. C’est aussi une façon de se plier aux exigences réglementaires croissantes sur le Vieux Continent. Les entreprises hébergées dans ce datacenter profiteront malgré tout de la connaissance sur les menaces partagée à l’échelle mondiale, au sein de la communauté WildFire. Selon Palo Alto, l’outil d’analyse est utilisé par plus de 10 000 organisations dans le monde.

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