Internet mobile plus rapide que le fixe en France

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La vitesse de connexion moyenne sur ligne fixe s’élevait à 8,9 Mbit/s en France, contre 10,3 Mbit/s en mobilité.

La vitesse moyenne de connexion à Internet dans le monde a encore progressé au 4e trimestre. Elle atteint les 5,6 Mbit/s, selon le rapport sur l’Etat des lieux de l’Internet proposé par Akamai en regard des connexions qui passent par ses serveurs. En hausse de 8,6% par rapport au 3e trimestre et de 23% sur une année, selon les données recueillies par le réseau mondial de CDN (optimisation de distribution des contenus). C’est en Corée du Sud que l’on surfe le plus vite en moyenne à raison de 26,7 Mbit/s.

Akamai se penche également sur les accès très haut débit. Les vitesses maximales atteignent, pour leur part, 32,5 Mbit/s, en moyenne. En hausse de 21% annuelle mais de 1% d’un trimestre à l’autre. Une progression modeste mais la tendance repart à la hausse alors que les vitesses de pointe avaient connues une légère régression au trimestre précédent. Avec la meilleure pointe à 135,7 Mbit/s, c’est à Singapour que l’on surfe le plus vite dans le monde. « L’amélioration de nos principaux indicateurs montre que, même si des progrès restent à faire, de plus en plus de régions du globe sont en mesure d’assurer la diffusion en ligne de contenu vidéo de qualité télévisuelle », commente David Belson, l’auteur du rapport.

La France 44e

Notons qui, si 7 pays européens figurent parmi les dix premiers classés pour la qualité de leur vitesse de connexion moyenne globale (la Suède, la Norvège, Pays-Bas, Lettonie, Suisse, Finlande et Danemark entre 19,1 Mbit/s et 16,1 Mbit/s), un seul (la Roumanie) entre, à la dixième place du classement des connexions élevées avec une capacité moyenne de 73,6 Mbit/s. Néanmoins, le nombre de pays européens où la vitesse moyenne de connexion est supérieure à 50 Mbit/s passe de 13 à 15 entre le 3e et le 4e trimestre.

Classée à la 44e place du classement mondial des débits moyens, la France affiche une moyenne de 8,9 Mbit/s, loin derrière le premier pays européen, la Suède, avec 19,1 Mbit/s. Néanmoins, l’hexagone connaît une progression de 26% annuellement, supérieure à la moyenne, et de 9,4% d’un trimestre à l’autre. L’adoption de la fibre, de bout en bout ou hybride, qui s’est accélérée en 2015, a inévitablement aidé cette montée en débits. Cela s’observe particulièrement sous l’angle des vitesses maximales. La France s’y classe à une modeste 52e place mondiale mais ses 43,2 Mbit/s en moyenne la font progresser de 11% entre les deux derniers trimestres de 2015, et de 37% d’une année sur l’autre. La meilleure progression de la zone EMEA avec l’Espagne (51% pour 60 Mbit/s) et la Norvège (41% pour 59,8 Mbit/s) si l’on exclut l’Afrique du Sud (+42% pour 21,5 Mbit/s) qu’Akamai intègre dans sa zone EMEA (voir le tableau en fin d’article).

Près de 80% des connexions supérieures à 4 Mbit/s

Notons néanmoins que « seules » 78% des connexions de France qui passent par le réseau d’Akamai affichent une connectivité supérieure à 4 Mbit/s (+11% sur l’année). Loin derrière les 96% des Pays-Bas et de la plupart des pays européens avec des taux égaux ou supérieurs à 85%. Toujours en France, le taux des connexions supérieures à 10 Mbit/s tombe à 24%, et à 11% au-delà de 15 Mbit/s, la largeur de tuyaux conseillée pour profiter confortablement de la télévision 4K. Une part encore modeste mais dont la progression a quasiment doublé (+98%) en 2015 contre une hausse de 58% pour les accès à 10 Mbit/s.

La situation est meilleure encore en mobilité puisque, en France, la moyenne de connexion mobile s’établit à 10,3 Mbit/s. En retrait notable derrière nos voisins britanniques qui détiennent le record avec 26,8 Mbit/s. Néanmoins, les vitesses de pointe caracolent à 51,3 Mbit/s dans nos régions. 82% des connexions depuis un smartphone (principalement) y sont supérieures à 4 Mbit/s. On voit que la 4G est passée par là. D’ailleurs, en matière de performance, le taux moyen de chargement d’une page sur un terminal mobile atteint quasiment celui d’un poste fixe : 3083 millisecondes (3 secondes) contre 2978 ms respectivement. Le rapport constate enfin que seules 11% des connexions adoptent le protocole IPv6 en France. En augmentation de 113% d’un trimestre à l’autre mais très en retrait en regard des 37% d’adoption du nouveau protocole en Belgique, des 19% de l’Allemagne et 17% des États-Unis.

Les débits des connexions fixes moyennes et maximales relevées par Akamai en EMEA.
Les débits des connexions fixes moyennes et maximales relevées par Akamai en EMEA.

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