Dans les années 90, Internet véhiculait principalement du texte et quelques images. Le surnom donné au réseau était on ne peut plus clair. Il était « une autoroute de l’information ».
Après l’éclatement de la bulle du même nom, Internet a connu une première mutation. Les contenus sont devenus plus lourds (vidéos, jeux en flash, etc.). L’infrastructure a suivi. Mais il lui reste cependant un point commun avec la décennie précédente : le réseau connecte toujours – principalement – des ordinateurs (fussent-ils mobiles ou non).
À l’aube des années 2010, un autre monde s’est annoncé. Un Internet où ce ne sont plus des PC, des Mac, des smartphones et des tablettes qui communiquent, mais où tout, absolument tout, est susceptible de recevoir et de produire de l’information. Cette mutation a un nom – plus ou moins polémique : l’Internet des Objets (« The Internet of Things »).
Pure science-fiction ? Loin de là. Les grands de l’IT – d’IBM à Microsoft en passant par SAP ou Alcatel-Lucent – travaillent déjà dessus. Certains objets connectés (ou « communicants ») sont d’ores et déjà fonctionnels, d’autres sur le point de le devenir comme le Linky d’ERDF.
Cette nouvelle vague n’a rien de futuriste. Elle est là. Le lapin Nabaztag fait déjà figure de dinosaure et Cisco anticipe que le nombre d’objets connectés à Internet sera multiplié par 10 en à peine 8 ans. En 2020, ils seront 50 milliards. Ericsson avance exactement les mêmes prévisions.
Résultat, de nouvelles contraintes pour l’infrastructure du réseau (d’après Cisco, le volume des données mobiles sera multiplié, rien que cette année, par 66), une explosion des données produites, et des problèmes en perspective à résoudre pour l’infrastructure. Mais aussi de nouvelles applications pour les utilisateurs et des relais de croissance inespérés pour les entreprises de tous les secteurs.
Quand tous les objets seront connectés à Internet
Le téléphone était un objet inerte. Connecté, il est devenu intelligent et a même changé de nom pour devenir « smartphone ». Beaucoup d’autres objets sont sur le point de suivre ce chemin.
Dans la maison, par exemple, la domotique passe à la vitesse supérieure. Elle sort de la phase d’exécution d’ordre à distance pour laisser place aux « smart houses » qui anticipent les actions à faire en fonction des données enregistrées automatiquement auparavant. L’habitant n’a même plus à créer des règles ou à appuyer sur des boutons pour mettre en marche les systèmes. Les compteurs connectés y débarquent (cf. le focus sur Linky d’ERDF). Et avec eux les réfrigérateurs communicants (le Samsung RF4289) – tant critiqués par rafi Haladjian, analyste averti – les machines à laver connectés (faites maison, par LG ou par Samsung – contrôlables à distance avec un smartphone ou un PC) et même des « smart fours ».
Derniers commentaires
One reply to Internet est-il prêt pour l’Internet des Objets ?
Depuis des années les Objets sont prêt à se connecter à Internet, Rafi Haladjian l’avait déjà très bien détecté au début des années 2000 avec son Mirror et son Nabaztag. Mais il manque toujours LA brique essentiel: une platforme pour utiliser fonctionnellement les objets.
Il y a énormément d’entreprise qui lancent le super objets communiquants, mais très peu pensent à des usages fonctionnels, a une IHM pour créer des règles un peu comme (Ifttt.com) …
Ex1: Karotz, super produit, mais 90% de Radios qui stream de la musique :-(
Ex2: Domotique, plein de capteur présence, action, lumière, … mais aucune solution du type: quand je rentre la lumière s’allume et j’envoie un check-in.
D’ailleurs on voit ce même problème sur les projets KickStarter.
Une exception, une société espagnole (dont j’ai oublié le nom) qui vendait une box domotique dont la particularité était de s’auto configurer en fonction du comportement des utilisateurs. Mr X rentre, allume la lumière, puis la TV dans 80% des cas … j’apprends et fais cela pour lui.