L’Idate place le textile et la pharmacie comme moteur du IoT

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Les secteurs de la pharmacie et du textile constitueront les principaux utilisateurs d’objets connectés, selon l’Idate.

En 2025, 155 milliards d’objets seront connectés, prédit l’Idate à travers une nouvelle étude que Vincent Bonneau, responsable de l’unité Internet Business, a présenté en amont (et en vidéoconférence) du 37e DigiWorld Summit programmé du 17 au 19 novembre prochain, toujours à Montpellier. Soit une croissance annuelle attendue de 14% sur les 10 prochaines années.

Textile et pharmacie moteurs de l’IoT

Pour l’observateur montpelliérain des évolutions numériques de la planète, l’essentiel du marché de l’Internet des objets (IoT) sera le fait « des identifiant électroniques sur vêtements et boîtes de médicaments ». Autrement dit, les étiquettes RFID qui ne sont pas à proprement taillées pour interagir avec le reste du réseau selon l’image que l’on se fait des objets connectés. Ce segment constituera plus de 35% du marché de l’Internet des objets (IoT). Il devrait être talonné à près de 30% par les besoins des utilities soutenus par l’équipement en systèmes de télérelevé des compteurs d’électricité, de gaz et d’eau (un projet bien avancé en France, notamment chez Veolia qui, via sa filiale M2ocity, a raccordé 1,5 million de compteurs à ce jour). Un secteur « porté par la volonté des pouvoirs publics », commente Vincent Bonneau.

Idate Iot 2025 Structure

Le reste du marché, à savoir les wearables, l’automobile, la maison connectée, les smart cities, l’e-santé, les transports, la gestion des stocks « restera modeste », selon l’analyste. Ils constitueront néanmoins 35 milliards d’objets connectés mais la sécurité en concentrera l’essentiel autour de 15% des 155 milliards d’objets (plus ou moins) communicants dans 10 ans.

Le M2M cellulaire, premier réseau IoT

L’Idate identifie une quarantaine de secteurs verticaux qui utiliseront l’IoT pour se développer à travers une dizaine d’applications. On l’a vu, le RFID et le code barre 2D (flashcode) s’inscriront comme les technologies clés de l’IoT à travers une connectivité en silo, de bout-en-bout et contrôlée par un seul acteur. « C’est le concept du M2M avec les compteurs intelligents, la sécurité résidentielle et les trackeurs d’activité », indique Vincent Bonneau. Qui note néanmoins un début d’ouverture. « Cela va changer avec les objets interconnectés qui se parlent entre eux via le Cloud, pour la maison connectée, la gestion de l’énergie et de la sécurité, mais ce sera lent. ». Un mouvement également entrainé par « l’industrie 4.0 qui, au-delà de remonter l’information, devra trouver les moyens de faire parler entre elles les solutions des différents fournisseurs ».

En termes de technologies d’infrastructures, le cellulaire servant le M2M maintiendra sa domination, et de loin, devant les réseaux sans fil personnels (WPAN) et les réseaux fixes. Bien que porté par les besoins de smart metering et sa nécessité de communication basse consommation et longue portée, le LPWAN (représenté par Lora, Sigfox, etc.) restera loin derrière comme réseau de référence en nombre d’objets connectés. Sa croissance devrait néanmoins doubler chaque année jusqu’en 2025. D’où l’appétit de nombreux acteurs actuellement sur ce segment, start-up et opérateurs mobiles. L’activité du satellite restera pour sa part insignifiante à l’échelle mondiale dans l’IoT.


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