IoT : M2ocity rejoint la Lora Alliance

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En rejoignant la Lora Alliance et son protocole éponyme, l’opérateur des compteurs d’eau communicant entend élargir son écosystème et ses marchés.

La Lora Alliance vient d’accueillir un nouveau membre : l’opérateur français m2ocity, spécialisé dans le déploiement de réseaux dédiés à l’Internet des objets (IoT) et particulièrement avancé sur les marchés des compteurs d’eau en France. Rappelons que, créée en début d’année, la Lora Alliance a pour mission de promouvoir le protocole éponyme (le LoraWan) dans l’objectif d’en faire le standard de communication des objets connectés. Une technologie qui s’appuie sur des échanges bas débit, longue portée bidirectionnels et à faible consommation énergétique pour assurer l’autonomie des objets sur plusieurs années (jusqu’à 10 ans). La Lora Alliance réunit plus de 130 membres opérateurs, fabricants de composants, équipementiers.

1,7 million d’objets connectés

De son côté, co-créé en 2011 par Veolia (80% du capital) et Orange (20%), m2ocity s’est développé sur la verticale des compteurs d’eau pour mettre en œuvre le service de télérelève. A ce jour, l’opérateur a déployé des réseaux dans près de 2000 villes en France pour connecter 1,7 million d’objets, essentiellement des compteurs d’eau, mais aussi d’autres terminaux dans le domaine de la gestion énergétique des bâtiments comme c’est le cas pour les 10 000 m2 de bureaux l’Etoile Pleyel situés à Saint-Denis (93) pour le compte de WinErgia ou, plus récemment, les solutions de collecte et traitement des données dans trois solutions smart city pour la ville d’Anger (qui héberge le Cité de l’objet connecté). Depuis 2014, m2ocity a connecté plus de 100 000 objets hors compteurs d’eau et a généré un chiffre d’affaires de 19 millions d’euros.

L’adoption du protocole Lora permettra avant tout à l’opérateur d’élargir son écosystème de partenaires. Agnostique en matière de technologie, m2ocity s’appuie aujourd’hui sur une dizaine de protocoles de communication pour opérer ses services M2M (Machine to Machine) selon les contraintes et spécificités de ses clients. Dont la technologie Lora intégrée aux composants de Homerider Systems, son principal fournisseur pour équiper les compteurs d’eau en solution communicante, déployés depuis 2014. « Il s’agit maintenant de faire évoluer nos réseaux sur sa version ouverte LoRaWAN », déclare Elise Feuillepain, PDG de m2ocity.

Élargir l’écosystème

Cette ouverture devrait permettre à l’opérateur d’accélérer ses déploiements. Une dizaine de projets, notamment autour de la gestion de l’éclairage public et du stationnement intelligent sont prévus pour 2016 tout en poursuivant l’équipement des compteurs d’eau avec pour ambition d’atteindre les 5 millions de compteurs à termes. M2ocity commence également à regarder à l’international et a déployé un site en Suisse. D’autre part, l’entreprise ne s’inscrit pas uniquement comme un opérateur mais propose aussi son expertise d’intégrateur et ses solutions de monitoring et gestion des données en tant qu’opérateur de réseau virtuel (VNO). M2ocity pourrait ainsi s’appuyer sur l’infrastructure de Bouygues Telecom ou Orange qui ont également adopté Lora, pour déployer ses services.

L’adhésion de m2ocity à la Lora Alliance marque un point supplémentaire en faveur de Lora face à Sigfox dans la course à la standardisation des protocoles de communication pour l’Internet des objets. Même si, sur le terrain, « on ne se croise pas beaucoup car nous ne sommes pas sur des secteurs concurrents, nous confiait Elise Feuillepain il y a quelques mois. Nous proposons un service de bout-en-bout alors qu’eux apporte surtout de la connectivité. » Il n’en reste pas moins que « si Sigfox est parti vite et fort, Lora est vu comme une réponse potentielle ». Une façon de rassurer le client qui n’a plus à attendre que l’une ou l’autre des technologies s’impose pour adopter un projet IoT : m2ocity entend assurer dans la durée la prise en charge intégrale du service accompagnant les objets connectés, que ce soit sous Lora ou un autre protocole.


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