Télégrammes : Jacob Appelbaum, exit Tor ; Android pour gendarmes et policiers ; véhicules autonomes en 2025, Zuckerberg ? Dadada

AuthentificationDéveloppeursM2MMobilitéProjetsRégulationsRéseauxSecteur PublicSécuritéTablettes
0 0 Donnez votre avis

Moins risqué qu’une escapade ministérielle en proche banlieue parisienne, mettez-vous en marche pour la lecture de nos télégrammes du soir.

  • Jacob Appelbaum quitte le projet Tor. La fondation Tor, qui pilote le réseau d’anonymisation du même nom, annonce le départ d’un de ses développeurs clefs, l’Américain Jacob Appelbaum, en raison de soupçons de harcèlement sexuel. L’organisation parle de rumeurs entourant depuis un certain temps ce développeur et d’allégations plus récentes, mais aussi « plus graves et plus concrètes ». Agé de 33 ans et vivant à Berlin, Jacob Appelbaum est une personnalité connue en matière de défense des libertés numériques et de sécurité informatique. Il a également publié plusieurs articles sur l’espionnage par la NSA, dont celui révélant l’écoute des communications d’Angela Merkel. Jacob Appelbaum rejette ces accusations parlant d’une « attaque calculée et ciblée ». Un site recense certaines des accusations de ses victimes supposées.
  • 50 millions d’euros pour les tablettes des gendarmes et policiers. Le ministère de l’Intérieur vient de publier son appel d’offres visant à équiper gendarmes et policiers de smartphones et tablettes sous Android. Rappelons que jusqu’à 90 000 équipements doivent être déployés d’ici à la fin 2017, après de premiers tests dans le Nord (1 200 gendarmes) et en Ile-de-France (côté police). Ces projets, baptisés Neogend et Neopol, font aujourd’hui l’objet d’un appel d’offres visant à désigner les prestataires appelés à assurer « la mise à disposition d’une flotte de smartphones et tablettes » sur 4 ans et diverses prestations périphériques. Au total, 4 lots seront attribués, allant de la livraison de la flotte mobile, à la fourniture de 8 000 boîtiers Bluetooth pour les véhicules, en passant par le stockage, le rechargement ou la fourniture de logiciels. Le marché principal, consistant en la fourniture d’un parc de 90 000 machines et services associés (formation des techniciens, réparations…), représente à lui seul un total de 50 millions d’euros. 3,5 millions supplémentaires devraient être dépensés dans des contrats annexes.
  • Pas de véhicules autonomes avant 2025. En 2025, sur les 67 millions de véhicules connectés en 5G qui circuleront sur la planète, seulement 3 millions devraient être complètement autonomes. Autrement dit, sans chauffeur. Grâce à la 5G qui unifiera l’ensemble des communications du véhicule, estime le cabinet d’études ABI Research. A savoir aussi bien les flux multimédia (vidéo, divertissement) que les services Cloud de gestion du véhicule, la capture des énormes volumes de données produites et la conduite coopérative entre véhicules (qui pourront s’échanger des informations de circulation notamment). Mais à condition que la communication V2X (vehicle-to-vehicle et vehicle-to-infrastructure) soit adoptée. « V2X est une exigence clef pour le futur véhicule connecté et autonome », affirme Dominique Bonte, directeur général d’ABI. Une réalité qui devra s’appuyer sur une latence réduite à moins de 1 milliseconde. Ce qui passera par une infrastructure étoffée de points de communication et l’usage des technologies d’onde millimétriques. « La question n’est pas tant si mais quand l’industrie adoptera cette approche disruptive, poursuit l’analyste. A partir de la seconde moitié de la prochaine décennie, les capacités à très faible latence seront réalisables et les applications V2X émergeront. »
  • Et le mot de passe du Twitter de Mark Zuckerberg est… Quant on s’appelle Mark Zuckerberg et que l’on dirige la société qui édite le plus utilisé des réseaux sociaux, lequel implémente régulièrement des mesures de sécurité, on se doit d’être exemplaire sur les règles à suivre pour protéger ses comptes personnels. Et pourtant, le CEO s’est fait dérober son mot de passe Twitter. Qui n’est autre que « dadada ». Une révélation du groupe de hackers saoudiens OurMine, qui s’est appuyé sur les identifiants du compte LinkedIn du CEO de Facebook trouvé parmi les 167 millions de comptes récemment dérobés pour décoder un mot de passe qu’ils ont alors essayé sur différents outils sociaux. Certes, le code de Mark Zuckerberg datait visiblement de 2009, lors de la création du compte. Et son dernier tweet remonte à janvier 2012. Un service qu’il n’utilisait plus guère et n’a eu cure de mettre à jour. Résultat, les 40 000 followers d’OurMine se sont jetés sur le compte Twitter de « Zuck » hier, dimanche 5 juin, pour défigurer sa page. Ainsi que son équivalent sur Pinterest, pas franchement plus active. Depuis, tout est rentré dans l’ordre. Et, selon Facebook, OurMine n’a pas pu accéder au compte Instagram de son patron. Cette anecdote n’en reste pas moins emblématique de la nécessité de changer régulièrement ses mots de passe et de choisir des sésames un peu plus difficiles à déchiffrer… même si on est un inconditionnel du groupe allemand d’électro-pop Trio et de son inénarrable tube des années 90.

Lire la biographie de l´auteur  Masquer la biographie de l´auteur