La dématérialisation fiscale de la facture «est enclenchée», affirme GS1, qui promeut la standardisation des échanges dématérialisés entre entreprises.
Comme preuve, le prestataire avance les usages domestiques déjà bien avancés en la matière.
«Nous ne sommes en plus en phase de démarrage. Maintenant, il faut poursuivre le déploiement», estime Xavier Barras, directeur Innovation & Technologies chez GS1, association mondiale qui regroupe des entreprises du commerce et de l’ industrie. Elle vise à favoriser le développement de standards d’échanges dématérialisées. Elle a organisé, ce 1er février, une journée d’étude sur la dématérialisation des factures.
La route est longue, avant d’arriver à la dématérialisation de toute la chaîne d’achat, depuis la demande d’achat, jusqu’aux avis de paiements. C’est ce qui ressort d’une récente étude de Markess, société d’études sur l’impact des technologies sur les organisations (cf. article: ‘Les entreprises dématérialisent par fragments‘).
GS1 entend «poursuivre sa sensibilisation auprès de tous les acteurs» précise Xavier Barras. Pour lui, «la facture papier deviendra l’exception, car il y a une combinaison entre un vrai retour sur investissement, une volonté généralisée, et une règlementation qui va se simplifier. Nous y croyons beaucoup. Les signaux sont assez forts. (…)Dans la vie quotidienne, la dématérialisation est aussi en train de s’imposer. Et si cela survient dans le quotidien des gens, il est assez évident que cela se développera aussi dans le monde professionnel ».
La facture électronique à la maison, plutôt oui…
GS1 a repris l’idée selon laquelle les usages domestiques précèdent les usages professionnels. L’association a demandé à l’institut de sondages Opinion Way d’étudier l’usage des documents dématérialisés chez les individus, et leur perception. Globalement, les individus trouvent plutôt des qualités à la dématérialisation des documents. Ils sont notamment 84% à estimer que cela leur permet de gagner de la place, et à peine moins à considérer que cela leur évite de se déplacer.
En revanche, moins de la moitié estime que ce format permet la confidentialité des échanges. Bref, en plus des gains écologiques attribués à la dématérialisation, ce sont surtout les « gains pratiques » qui sont cités. Côté freins, 37% des sondés déclarent que les documents dématérialisés ne leur inspirent pas confiance. Et un pourcentage légèrement supérieur les trouve inutiles car, estiment-ils, «il faut tout réimprimer».
Le fait est que, quelle que soit leur perception, les individus sont déjà confrontés à des documents dématérialisés, au premier rang desquels, les factures:
«72% des personnes reçoivent des factures électroniques», note Aurélien Granic, directeur conseil chez Opinion Way. Suivent les relevés de comptes de fidélité et les billets de train. A l’autre extrême, seuls 5% des individus reçoivent leur bulletin de paie par ce biais, et 4% leur quittance de loyer. Outre à être le document le plus reçu, la facture électronique est également la mieux acceptée. Si 60 % des individus déclarent préférer recevoir un bulletin de paie en version papier, ils sont déjà 57 % à préférer le format électronique pour la facture. Donc, déjà, une majorité.
Derniers commentaires
2 replies to L’entreprise dématérialisée passe-t-elle par la maison ?
De plus en plus d’organismes nous proposent de recevoir des factures électroniques à la place des factures « papier »; eau, gaz, électricité, sécurité sociale, mutuelles, assurances…
C’est bien pour l’écologie… si on ne les imprime pas ensuite !
Par contre, ce qui est dommage, c’est que ce principe de facture électronique fait gagner beaucoup d’argent aux organismes qui le proposent (papier, édition, afranchissement…), mais que jamais le consommateur n’en profite.
A plusieurs reprises, j’ai demandé aux organismes qui me proposaient la facture électronique si cela entraînera une baisse de ma tarification de prestation.
Aucun d’eux ne m’a jamais répondu, ou alors pour me dire qu’ils transmettaient ma demande à je ne sais quel service… sans uite bien entendu !
Donc, le consommateur n’y gagne rien et peut même y perdre si c’est ensuite à lui d’imprimer les documents en cas de besoin.