La connectivité satellitaire via laser arrive chez Equinix

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Equinix et Laser Light ont annoncé un partenariat pour proposer un service de connectivité satellitaire à travers le laser aux clients des datacenters.

Equinix va installer au sein de ses datacenters une offre de connectivité à base de laser satellitaire. La firme s’est associée avec Laser Light, société spécialisée dans l’optique spatiale qui fournit de la bande passante IP depuis des satellites. HALO (All Optical Hybrid Global Network) est une constellation de 8 à 12 satellites en orbite terrestre moyenne. Elle utilise la technologie laser pour transmettre les données entre chaque satellite via un capteur optique à 200 Gbt/s et des liens de 100 Gbt/s vers les sites terrestres (cela peut monter à 7,2 Tbt/s).

Selon un communiqué, le premier point de présence (PoP) à bénéficier de cette technologie réseau est le datacenter Equinix DC11 International Business Exchange localisé à Washington DC. Elle sera ensuite déployée dans les centres au Royaume-Uni, Japon, Brésil, Australie, Moyen-Orient et dans le reste de l’Europe.

Une connexion laser satellitaire à la demande

Le partenariat entre les deux sociétés donnera à Laser Light la possibilité de vendre son service satellitaire comme un service, on parle alors d’OSaaS (Optical Satellite as a Service). Cette offre nommée SpaceCable s’adresse aux clients d’Equinix comprenant des entreprises, des administrations et des opérateurs. Equinix dispose de plus de 145 centres de calcul dans 40 pays dans le monde. Laser Light s’ouvre donc à un fort potentiel de développement et en profite aussi pour étoffer son infrastructure fibre. Un élément essentiel pour réduire les effets de perturbation atmosphérique, comme les nuages.

La technologie de communication via le laser spatiale a été développée depuis 20 ans sous le parrainage financier des Etats-Unis, de l’Europe et du Japon. Les réseaux spatiaux visent à servir de supplétifs en cas de pannes des réseaux terrestres ou sous-marins. La technologie peut être utilisée dans les zones isolées comme le montre les projets Loon de Google et le drone Aquila de Facebook. Ce dernier avait d’ailleurs mis au point un nouveau capteur laser très prometteur. L’Union européenne est très en pointe sur ce domaine.

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