La GSMA veut accélérer le marché de l’Internet des objets

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Avec la Mobile IoT Initiative, la GSMA entend unifier l’usage de la technologie LPWA dédiée aux réseaux des objets connectés sous fréquences licenciées.

A l’heure où les ambitions autour du développement de l’Internet des objets (IoT) se précisent, les protagonistes de cette industrie naissante peinent à emprunter une voie unifiée. D’un côté, un groupe d’industriels à créé la LoraWan Alliance pour proposer son protocole éponyme. De l’autre le français Sigfox, notamment soutenu par Samsung, déploie ses réseaux sans fil avec sa technologie propriétaire. Une stratégie propriétaire adoptée par nombre de start-up à l’image du français Qowisio. Autant de divisions qui risquent de freiner l’essor des objets connectés, notamment dans les usages industriels.

C’est pour essayer de mettre de l’ordre dans tout cela que la GSMA, l’association qui réunit opérateurs et industriels de la mobilité, a lancé, la semaine dernière, la « Mobile IoT Initiative ». Cette initiative vise à définir l’usage des solutions LPWA (Low Power Wide Area) dans les bandes de fréquences soumises à licences. Elle réunit pas moins de 26 acteurs majeurs du secteur (voir liste en fin d’article) dont des opérateurs (Orange, AT&T, Deutsche Telekom…), des équipementiers (Alcatel-Lucent, Ericsson, Huawei) et des fabricants de chipsets (Qualcomm, Sierra Wireless, Gemalto).

2,7 milliards de connexions LWPA en 2022

Destiné aux usages M2M (Machine to Machine), les réseaux LPWA ciblent les objets à débits faibles, capables de fonctionner de manière autonome sur de longues périodes avec une autonomie énergétique visant la décennie comme, par exemple, les relevé de compteurs d’eau ou de gaz. Selon le cabinet d’analyse Analysys Mason, pas moins de 2,7 milliards de connexions LPWA seront activées en 2022. « L’opportunité de marché du LPWA sera un facteur important dans le développement de l’IoT et il est essentiel que l’industrie du mobile aborde aujourd’hui les exigences autour du LPWA », explique Alex Sainclair, CTO de la GSMA. L’idée étant bien de « fournir une vision commune pour accélérer la disponibilité des solutions standards de l’industrie, de supprimer la fragmentation du marché et accélérer l’adoption ».

La GSMA précise néanmoins qu’une seule technologie ne saurait répondre à tous les cas d’usages. L’initiative se concentrera alors sur trois standards complémentaires de la 3GPP, l’association en charge des la standardisation des technologies mobiles : le LTE (et ses évolutions autours de la 4G), le GSM et les technologies Clean Slate (projet d’architecture visant à s’affranchir des limitations du réseau Internet). Dans tous les cas, les technologies définies pour la LWPA doivent pouvoir être déployées d’une manière simple et économique sans sacrifier les principales exigences des utilisateurs, à commencer par une faible consommation énergétique des composants et une assurance de sécurité. Les premières spécifications LWPA sont attendues pour la fin 2015 et les premières solutions commerciales dans le courant de l’année prochaine.

Les membres de la Mobile IoT Initiative : AT&T, Alcatel-Lucent, Bell Canada, China Mobile, China Telecom, China Unicom, Deutsche Telekom, Ericsson, Etisalat, Huawei, Gemalto, Intel, KDDI, Nokia, NTT DOCOMO, Ooredoo, Orange, Qualcomm, Sierra Wireless, Singtel, Telecom Italia, Telefonica, Telenor, Telstra, u-blox et Vodafone


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