La plate-forme Flash est littéralement en train d’imploser. Adobe a ainsi dévoilé la semaine passée que le greffon Flash ne serait plus fourni sur les systèmes d’exploitation mobiles. Raison invoquée ? Donner la préférence à AIR, qui permet de créer des applications natives, plus populaires sur les smartphones et tablettes.
Dans la pratique c’est pourtant bien la mort de Flash Player qui est ici signée, les plates-formes mobiles supplantant rapidement en volume les OS desktop. Un phénomène qui devrait s’accélérer avec des produits comme Android 4.0, BBX (la version de QNX OS qui unifiera les OS des tablettes et smartphones BlackBerry du constructeur Research In Motion) et Windows 8.
Flex libéré ?
La nouvelle est tombée récemment : le kit de développement Flex, largement utilisé pour la mise au point d’applications Flash ou AIR évoluées, sera dorénavant placé sous l’égide de la fondation Apache. Cette décision est le résultat d’une démarche lancée il y a plusieurs semaines par Adobe et la fondation Spoon.
Une version open source de Flex existait déjà auparavant. Dans l’absolu, nous ne pouvons donc que nous réjouir de ce changement de gouvernance, qui pourrait pérenniser ce projet à long terme. Les développeurs tiers participeront en effet plus aisément à l’évolution du SDK.
En fin de route ?
Tentons de prendre du recul. La plate-forme Flash semble aujourd’hui avoir atteint un cap en terme de fonctionnalités : support avancé du multimédia et de la 3D, intégration correcte au système d’exploitation hôte, composants AIR avancés (support de SQLite et du WebKit)…
Dans ce contexte, il est probable que cette technologie ne connaitra plus d’évolutions majeures. Le changement de gouvernance de Flex semble alors logique : il permettra de rassembler un maximum de développeurs, et ainsi de régler les derniers problèmes constatés, comme la mise au point de composants mobiles.
Ou abandonné ?
Les choses peuvent aussi très mal tourner. Ce changement de propriétaire pourrait en effet désynchroniser Flex de la plate-forme Flash. Dans ce cas, Adobe sera tenté de ne plus faire évoluer AIR et Flash Player, de crainte que les nouveautés ajoutées ne soient pas exploitées par le SDK Flex.
Il faut se rendre à l’évidence : sans Flex, la plate-forme Flash tout entière n’est guère plus fonctionnelle et innovante qu’un produit comme PhoneGap, qui a été entièrement libéré par la firme.
Une mise à la retraite programmée
Ne vous y trompez pas. À travers cette annonce, Adobe met sa plate-forme en préretraite, en attendant que l’HTML5 soit en mesure de le supplanter en terme de fonctionnalités. C’est le message que la firme tente de faire passer, en expliquant ici que l’HTML5 est recommandé sur le long terme.
La galère Flash prend donc l’eau de toutes parts, chose d’autant plus dommage qu’une libération complète de cette technologie aurait été une alternative séduisante à son sabordage pur et simple.
Seul point positif dans tout ceci, la firme de San José compte proposer de nouveaux outils, dont un permettant de transformer les applications Flex en HTML5.
crédit photo @ Ana-Blazic-Pavlovic-Fotolia.com_
Derniers commentaires
6 replies to La libération de Adobe Flex provoque une panique dans le monde Flash
Steve Jobs avait raison et malgré tous les faux arguments qu’on a pu lire ici ou là (notamment ceux de David Feugey : http://www.silicon.fr/tribune-steve-jobs-explique-pourquoi-il-naime-pas-flash-40192.html), même les patrons d’Adobe se sont rendus compte que leur croisade pour maintenir la domination de Flash était vaine. Dommage pour tous les simples d’esprits qui ont suivi aveuglément ce qu’Adobe présentait comme la Cause.
Le constat de Jobs était pourtant simple et évident sur les défauts rédhibitoires de Flash, mais les pro-Flash était trop occupés à accuser ceux qui soutenaient Steve Jobs d’être des adeptes de la secte Apple.
C’est bien connu, on voit la paille dans l’oeil du voisin, jamais la poutre dans le sien…
oh grand Steve job tout puissant que ton nom soit sanctifié, bénis nous, nous Troll bouffeur de pommes !!!
en attendant sonyc, si le flash n’avait pas existé, beaucoup de chose n’auraient pas été permises sur le net ! mais encore faut-il connaitre le flash pour pouvoir en parler !
Le lobotomisé habituel d’Apple dans ses oeuvres . Tout les forums sont infectés de cette secte . Va vite rejoindre ton gourou , il t’attends …
Steve Jobs n’avait pas raison, il a juste été autopredictif, en annoncant qu’il ne voulait pas utiliser flash, il a créé la chute de ce dernier. Il aurait embarqué flash, il n’y aurait pas de problème.
La réalité est que flash permet de faire des choses que l’on ne peut pas faire autrement et même en HTML5.
Si tu vas sur un site avec un Ipad et un Pc, (experience encore faite hier) tu t’apercois clairement que tu as une version dégradée du site avec un ipad c’est dommage.
Ce qui est intéressant chez adobe, ce n’est pas le player Flash, mais les outils et le langage de développement Actionscript (norme ECMAScript comme javascript mais avec des classes ce qui change à peu près tout pour les développements important)
Parce qu’au final que le support soit Flash où HTML5, importe peu.
De mon point de vu, Adobe va essayer avec Flash d’apporter des innovations dans une API étendu en essayant parallèlement de les faire adopter par le W3C. Alors que l’API Actionscript de base permettra de compiler en ciblant le HTML5. Ce qui expliquerait l’abandon de Flex dont la GUI fait doublon avec les capacités actuel du HTML.
Il ne m’étonnera d’ailleurs pas que l’on voit apparaître de nouvelles balises HTML directement issue de Flex…
Enfin, de mon point de vu, ce qui a précipiter la décision d’adobe, ce n’est pas Steve Jobs (comment peut-on idolâtrer comme ça un industriel… enfin ceci est un autre débat !), mais la sortie du langage de Google DART qui marche nettement plus sur les plate bandes d’adobe
Le manque évident d’optimisation de flash pour mac est sans doute une raison pour que SJ ne souhaite pas l’incorporer dans l’ipad. Apple souhaite avoir un contrôle total du hardware et du software de ses produit. Car dans la tête d’un utilisateur ce ne sont pas les applications qui sont les causes des problèmes qu’il peut rencontrer mais l’OS qu’il utilise.
Cela dit ceci est une excellente nouvelle pour la neutralité du net.