Le cloud hybride Microsoft Azure Stack sur les rails

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Sous l’égide de Microsoft, le Global Azure Bootcamp vise à encourager le développement d’applications sur la plateforme cloud Azure de Microsoft. L’occasion de faire le point sur l’avancement du cloud hybride Azure Stack et Azure IoT Suite.

Avec Azure Stack, la firme de Redmond s’oriente résolument vers le cloud Hybride pour compléter son offre de cloud public Azure Pack. Azure Stack s’adresse aux clients qui veulent tirer profit des offres packagées du cloud public Azure Pack et porter les solutions Paas et Iaas sur un cloud privé, entièrement intégré, dans un environnement plus sécurisé. Il peut d’agir d’un hébergement local ou d’un mode managé chez un hébergeur tiers. Azure Stack est développé pour gérer plus facilement des débordements (pics d’activité, etc.) vers le cloud public de Microsoft en mode cloud hybride. Microsoft annonce 120 000 abonnements par mois sur la plateforme Azure avec 40% des revenus issus des start-up et des ISV (revendeurs indépendants de logiciels).

Fabien Dibot et William Bordes, développeurs MVP Microsoft, présente leur retour d'expérience Azure Stack. (crédit photo © 2016 Slain-V).
Fabien Dibot et William Bordes, développeurs MVP Microsoft, présente leur retour d’expérience Azure Stack. (crédit photo © 2016 Slain-V).

Fabien Dibot, consultant Cloud, et William Bordes, architecte infrastructures (photo ci-contre), ont présenté leur retour d’expérience sur le déploiement de la plateforme Azure Stack TP1 (Technical Preview 1) sur Windows Server 2016. Ils rappellent les pré-requis pour la configuration d’un environnement hardware confortable, à savoir 128 Go de RAM, 16 cœurs processeurs, et 5 disques, un pour l’OS, les 4 autres pour les applications et les données. La mise en production n’est pas à l’ordre du jour selon les deux développeurs qui témoignent de plantages répétés lors de l’implémentation de nouveaux services. Au crédit d’Azure Stack, ils citent un POC (Proof of concept) crédible, la facilité d’installation pour la base, un déploiement aisé en mode ARM qui fait appel aux templates (modèles) de manière groupée au lieu d’adresser chaque ressource individuellement. Il est désormais possible de contrôler finement les accès aux ressources, de façon transparente. Au passif, il reste encore beaucoup de travail pour combler les bugs et ajouter les nouveaux services et ressources qui devraient être progressivement disponibles. Pour l’heure, l’accès à la Market Place est impossible, il n’y a pas de support SAN et la documentation est très incomplète.

Azure IoT Suite pour les objets connectés

Dans le domaine de l’IoT, la firme de Redmond a annoncé un partenariat en avril avec BMW sur son offre BMW Connected, un assistant numérique personnel pour la mobilité, et travaille également avec les constructeurs automobiles français. Microsoft a ouvert son cloud à Sigfox, opérateur télécom de l’Internet des objets, pour gérer la myriade d’objets connectés sur la plateforme Azure IoT Suite. Le gros défi à relever est de gérer sur l’IoT Hub les millions de capteurs ou périphériques, d’analyser les données générées en quasi temps réel pour réaliser des prédictions, remonter des alertes et produire des rapports avec une haute disponibilité tout en assurant la sécurité. L’offre intégrée Microsoft Azure IoT Suite est disponible depuis le 29 septembre. Des fabricants de semi-conducteurs comme ARM et Texas Instruments sont certifiés par Microsoft concernant l’interopérabilité de leurs cartes de développement. Les développeurs disposent d’un accès aux SDK (Software Development Kits) Microsoft Azure IoT Suite publiés sur GitHub avec un exemple de maintenance prédictive et une solution de contrôle à distance.

Les limites de la BI face à l’analyse exploratoire des données

Lors des sessions sur Azure IoT Suite ou la stratégie de Microsoft pour l’utilisation de la data, les notions d’analyse prédictive ont été évoquées. Frederick Vautrain, directeur Data Science de VISEO, porte un regard neutre et argumenté sur les promesses encore floues du smart ou du Big Data. Il rappelle que la BI (Business Intelligence) mise en œuvre, notamment par Microsoft, se borne à utiliser toutes les données et à les comparer à des modèles. «  ne suffit pas de cliquer sur une icône pour prévoir des comportements d’achats ou faire de la maintenance préventive, avance-t-il. En BI on sait ce que l’on cherche, en analyse exploratoire on essaie de trouver des comportements sans a priori. » Sur un exemple concret comme l’analyse des consommations d’eau remontées par les capteurs sur les compteurs d’eau, le chercheur essaie de trouver les régularités ou les atypismes afin de détecter les fuites, prévoir les consommations futures sur plusieurs années, etc. Le filtrage de la masse de données disponibles peut prendre jusqu’à 80 % du temps des data scientists.

En conclusion, si le Global Azure Bootcamp permet de dessiner les contours de l’offre Azure Stack, les clients devront encore attendre à une date non communiquée la version de production pour évaluer la promesse de valeur de la solution de cloud hybride de Microsoft.

[Article mis à jour le 21/04]


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