Le FBI veut tout connaitre de notre bio-anatomie

Sécurité
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L’agence de sécurité américaine lance un programme pour identifier et stocker un maximum de données biométriques sur tous les individus

La biométrie ne cesse d’occuper une place de plus en plus importante dans notre quotidien « sécuritaire », qu’il s’agisse de prendre un avion ou de fréquenter un parc d’attraction avec de grandes oreilles. Mais pour le FBI, la biométrie devient une obsession…

Le Federal Bureau of Investigation vient ainsi de lancer le projet NGI (Next Generation Identification), doté d’un budget d’un milliard de dollars sur 10 ans! Il est destiné à collecter et stocker sur une base unique tous les types possibles de données biométriques.

L’étendue de ces informations n’est pas limitée. Elles comprennent par exemple les empreintes digitales et palmaires, la numérisation de l’iris et de la cornée de numériser, la structure du visage et les marques qui y sont visibles. Elles pourraient rapidement être étendues à des données comportementales, comme la frappe en rythme et la gestuelle pour manipuler la souris…

Leur usage serait étendu à une flopée de services policiers (900.000 policiers fédéraux, d’état ou locaux) et juridiques, à la police scientifique, ainsi qu’aux agences de sécurité comme la NSA (National Security Agency), le DHS (Department of Homeland Security) ou le DoD (Département de la Défense). Avec ces dernières agences, la base serait étendue hors des ressortissants américains. Le DoD, par exemple, s’est engagé dans la collecte d’informations sur les populations afghane et iraquienne.

Ce projet va également beaucoup plus loin que tous ceux engagés actuellement et qui ne concernaient que des individus liés à un évènement, par exemple les personnes qui font l’objet d’une enquête de police, ou encore celles qui franchissent les frontières américaines en passant par les services d’immigration. Tout le monde devra y passer !

Repérer les individus sans intervention humaine NGI s’accompagnera d’autres projets destinés à exploiter les données accumulées. Par exemple, le projet CITeR (Center for Identification Technology Research) de la West Virginia University s’est fixé pour objectif de créer des scanners capables d’identifier un faciès à une distance de 200 mètres et l’iris d’un individu à 3 mètres…

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