5G : Le français Ommic séduit les investisseurs

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La levée de fonds va permettre à Ommic de multiplier ses capacités de production dans les composants 5G à ultra hautes fréquences.

En matière de 5G, on parle beaucoup des solutions radios et réseaux des équipementiers mais finalement peu des composants qui les mettront en œuvre. Et, sur ce point, le français Ommic se met en position de répondre à l’explosion de la demande pour des équipements réseaux de nouvelle génération.

Spécialisé dans la production de circuits intégrés III-V (arséniure de gallium et nitrure de gallium) pour l’industrie des télécoms et le domaine spatial, Ommic a annoncé avoir levé 12 millions d’euros auprès de la BNP, la Banque Populaire et de Financière Victoire avec le soutien de BPI France. Cette levée de fonds servira à renforcer sa capacité de production avec l’objectif de quadrupler la production de son site de Limeil-Brevannes (Val-de-Marne). Les équipes seront également étoffées. 26 techniciens et ingénieurs (chimie, lithographie et épitaxie) seront recrutés à partir de septembre prochain. Ce qui augmentera de 30% la taille des effectifs. « Ces recrutements permettront de déployer cette nouvelle ligne mais également de passer en deux équipes de production », précise la PME de 80 personnes environ.

Seule entreprise européenne

Ommic s’inscrit comme la seule entreprise européenne à produire des wafers (galettes de silicium) de 6 pouces avec une technologie orientée pour la 5G. Si tout va bien, la nouvelle capacité de production sera opérationnelle dans un an, en juin 2017. Un calendrier en adéquation pour répondre à la demande croissante en composants des équipementiers, alors que les premières expérimentations grandeur nature des services 5G seront lancées en 2018. Une demande appelée à s’accélérer alors que les premières offres commerciales 5G sont attendues dès 2020.

Les technologies proposées par Ommic ne seront néanmoins peut-être pas les premières à être exploitées pour la 5G. L’entreprise française est en effet spécialisée dans les composants destinés à supporter les ondes millimétriques, à des fréquences supérieures à 30 GHz, « avec des niveaux de puissance encore jamais atteints à ce jour, ce qui [nous] confère un avantage concurrentiel majeur », précise l’industriel. L’exploitation de tels systèmes imposera le déploiement d’un nouveau réseau, probablement à travers des small cell au niveau de la rue. De même, il reste aux différents organismes de normalisation et régulation, l’UIT (Union Internationale des Télécoms) en premier lieu, à définir les plages d’ultra hautes fréquences qui seront réservées aux télécommunications 5G. Mais, selon Ommic, la demande est déjà là. Le Français indique avoir déjà signé plusieurs partenariats avec des équipementiers dont Huawei qui fournit 45 des 50 plus gros opérateurs de la planète. Ericsson et Nokia devraient tout autant être client d’Ommic.


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