Le HTML5 enterre le Flash

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Le HTML5 a eu raison du Flash. Adobe a annoncé l’abandon des développements de son Flash player pour terminaux mobiles. Mauvais présage pour les technologies propriétaire d’exécution d’applications Internet riches.

La technologie Flash ne survivra pas à l’avènement des smartphones et tablettes. Son éditeur, Adobe, vient d’annoncer l’arrêt des développements de la version mobile de son lecteur Flash au-delà de la version 11.1 du Flash player pour Android et Blackberry PlayBook. Une technologie qui, pour mémoire, permet d’exécuter des applications au sein des navigateurs. Les vidéos en lignes de Dailymotion, YouTube et autres Vimeo, ou encore les jeux en ligne, sont de parfaits exemple de l’exploitation de la technologie qu’Adobe avait acquise en rachetant Macromedia en avril 2005.

Certes, Flash est une technologie propriétaire, gourmande en ressources processeur et souvent à l’origine des instabilités et des failles de sécurité des navigateurs. Autant de défaut qui avaient poussé Steve Jobs à rejeter le Flash sur ses iPhone et iPad au profit du HTML5, en cours de standardisation et ouvert. « Le HTML5 est maintenant universellement soutenu sur les principaux terminaux mobiles, dans certains cas, exclusivement, a reconnu Danny Winokur, vice-président responsable développement des produits interactifs. Cela fait du HTML5 la meilleure solution pour créer et déployer du contenu dans le navigateur sur toutes les plateformes mobiles. »

Adobe privilégie AIR

Voire sur toutes les plates-formes tout court. La mort du Flash mobile risque en toute logique d’entraîner celle du Flash dans son ensemble, les développeurs préférant certainement se concentrer sur une seule technologie tant est que le HTML5 soit capable de remplacer toutes les fonctionnalités du Flash, notamment en termes de requêtes de bases de données. Le HTML5 est donc en passe de gagner la bataille des contenus riches, sur mobiles dans un premier temps. Le langage du Web gagne aussi un contributeur puissant. Adobe confirmant qu’il allait élargir ses efforts de contributions à la norme du W3C, l’organisme de standardisation du Web. Cependant, Adobe maintiendra bien sûr le support du Flash pour corriger les inévitables failles de sécurité le temps qu’il faudra.

Face aux projets en cours, Adobe invite les développeurs à se tourner vers son environnement d’exécution AIR qui permet de déployer des applications web localement. « Nos futurs travaux sur Flash pour les appareils mobiles se concentreront sur le portage des applications natives Adobe AIR sur tous les app store majeurs. » Ce qui permettra aux développeurs Flash de distribuer leurs applications Flash sur les iPhone et iPad, notamment. Difficile effectivement de faire l’impasse sur la première tablette du marché qui, malgré le dynamisme concurrentiel, devrait continuer à détenir plus de 50  % du marché sur les deux prochaines années encore. Néanmoins, il y a de forte chance que les développeurs concentrent uniquement leurs efforts sur le HTML5.

Microsoft Silverlight le suivant ?

La chute du Flash pourrait entraîner celle d’un concurrent : Silverlight en l’occurrence. Si Microsoft ne s’est pas prononcé officiellement sur le sujet, les rumeurs courent sur la fin des développements de son offre au-delà de la prochaine version, Silverlight 5. Une rumeur confortée par les annonces de Redmond sur l’intégration plus poussé du HTML5 dans Internet Explorer 10 et Windows 8 et même l’abandon des plugins. Silverlight pourrait néanmoins survivre dans certains environnements telle la Xbox mais plus comme solution multi-plateforme de prédilection pour Microsoft. Il restera alors à voir la stratégie qu’Oracle appliquera, à son tours, à sa technologie JavaFX…


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