Le Samsung Galaxy Note 7 toujours vendu en Chine

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Le Galaxy Note 7 est toujours vendu à Hong Kong. Malgré les recommandations de Samsung de cesser l’utilisation de son smartphone pour des questions de sécurité.

Malgré le fiasco, le Galaxy Note 7 s’avérerait être une bonne affaire. Du moins pour certains distributeurs qui continuent de le vendre, malgré le retrait du terminal du marché par Samsung. Ce serait le cas à Hong Kong, notamment, si l’on en croit Richard Lai. Le rédacteur en chef de l’édition chinoise de Endgaget a découvert une boutique qui vend encore le Note 7. Et visiblement pas sous le manteau, a en juger par la photo postée fin de semaine dernière par le journaliste sur son fil Twitter (voir ci-dessous).

La question est de savoir qui aurait intérêt à acheter un smartphone que le constructeur retire du marché pour des questions de sécurité et recommande hautement de ne plus utiliser ? Après le lancement en août en Corée et aux Etats-Unis, des dizaines de cas de surchauffe de la batterie sont apparus, allant parfois jusqu’à provoquer l’auto combustion de l’appareil. Malgré un premier rappel du terminal suivi d’un nouveau lancement, les problèmes ont persisté à tel point que son constructeur a préféré retirer définitivement son produit du marché et a initié un programme d’échange. Plus de 2,5 millions de modèles sont concernés rien que dans les deux pays cités précédemment.

Arnaque à la petite semaine

En France, notamment, les propriétaires d’un Note7 sont invités à troquer leur modèle contre un Galaxy S7 ou S7 Edge avec indemnité de la différence ou bien demander le remboursement complet de l’appareil. Et c’est bien là l’intérêt qu’il y a à vendre, et à acheter, des Galaxy Note 7… même si on ne les utilise pas. Car ce dernier est vendu au rabais, dans la boutique hongkongaise du moins, à un prix que Richard Lai n’a pas osé demander. Mais il est certain qu’il sera inférieur aux quelques 860 euros (ou l’équivalent) demandés pour la version 64 Go de mémoire de stockage de l’appareil. Fort de cette différence, les acheteurs tentés par cette petite arnaque retourneront alors l’appareil nouvellement acheté à Samsung avec l’espoir de se faire rembourser ou de l’échanger contre un S7/Edge.

Une escroquerie à laquelle le constructeur coréen pourrait ne pas céder s’il s’appuie sur la date d’achat du terminal (celle-ci s’inscrivant nécessairement après l’arrêt de la commercialisation du produit à moins que, complice, le vendeur antidate ses factures). Mais, préférant faire profil bas après l’échec retentissant du lancement de son smartphone haut de gamme, Samsung pourrait aussi ne pas être très regardant sur les demandes. Il a provisionné 5,3 milliards de dollars de pertes financières. Un montant qui pourrait s’élever virtuellement à 17 milliards selon les calculs du Crédit Suisse si l’on prend en compte les 19 millions d’appareils qui auraient pu être vendus. Bref, Samsung n’en est probablement plus à quelques centaines de dollars prêts, fut-il hongkongais, par terminal.

Recommandations contradictoires

Petite anecdote amusante au passage. Dans sa FAQ, à la question « Puis-je continuer à utiliser mon Galaxy Note 7 ? », Samsung répond : « Si vous avez un Galaxy Note7, merci de l’éteindre et de le faire remplacer immédiatement ». Tout en recommandant d’utiliser l’application Smart Switch Mobile pour effectuer le transfert des données de l’ancien terminal vers le nouveau. Or, comment installer une application sur un appareil que l’on nous recommande d’éteindre ? Des recommandations quelque peu contradictoires. Il faudra juste espérer que la batterie du Note 7 ne chauffe pas trop pendant l’opération… Un risque à prendre ?


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Crédit photo : Richard Lai

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