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Les services informatiques low-cost pour réduire les coûts

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Automatisation des services, mutualisation, multitenant… les services dits low-cost représenteront bientôt 30 % du marché. Difficile alors de justifier de tout conserver en interne.

Selon son enquête Gartner Executive Program 2011 CIO Agenda Survey*, le Gartner estime que les directeurs informatiques (DSI, ou CIO en anglais) devraient étudier l’opportunité incarnée par les services informatiques low-cost (ILCS pour IT low cost services). Ces services fortement industrialisés et automatisés pourraient effectivement permettre de réduire les coûts.

Des services cloud bien avantageux…
Selon Claudio Da Rold, directeur adjoint et analyste chez Gartner, les ILCS représentent une voie intéressante pour réduire des coûts pour les services informatiques non critiques ne nécessitant pas de personnalisation avancée. Bref pour les services génériques sans forte valeur ajoutée au métier. Et le cabinet d’études estime même que « malgré qu’il reste embryonnaire, ce marché des services industrialisés […] représentera plus de 30 % des services informatiques en 2015 ».

Selon l’institut, ces services cloud (car c’est de cela qu’il s’agit) atteindront plus de 177 milliards de dollars, dont 77 milliards seront basés sur un business-model publicitaire. « Managés, multitenant (donc fortement mutualisés), prêts à l’emploi, standardisés (avec des extensions optionnelles), automatisés et configurables, ces services évolutifs sont vendus à un prix très attractif et par utilisateur par mois ou par unité par mois », souligne le Gartner. En clair : une maîtrise des coûts bien plus évidente, avec la possibilité d’évolutivité en plus ou en moins sans frais supplémentaires.

… mais pas sur tout ni pour tout
Pourtant, les analystes incitent à la prudence : « Bien que les offres de services ILCS s’avèrent moins cher comparées à des coûts internes, le coût total de possession [le fameux TCO ou Total cost of ownership] peut être plus important, selon les coûts cachés générés comme la transition/migration, la personnalisation, l’intégration ou la gestion des risques. »

Et de mettre en avant que plusieurs expériences internes ou basées sur le cloud ont validé avec succès les promesses globales d’économies liées à ces services. Néanmoins, Frank Ridder, directeur adjoint à la recherche chez Gartner, tempère : « Toute l’informatique d’entreprise ne sera pas fournie via des ILCS et de nombreux services à valeur ajoutée continueront à être gérés en interne. »

L’avenir est pourtant par-là
Puis, il ajoute : « Cependant, les services informatiques industrialisés représentent l’avenir de ce secteur. La prochaine étape dans la fourniture de services externalisés, et sur toutes les couches du SI : infrastructure, applications et processus métier. » On peut même ajouter que pour les entreprises souhaitant fournir des services en interne, ce type de mécanismes d’automatisation et de mutualisation (au sens Itil) devient de plus en plus la condition sine qua non pour justifier de conserver durablement ces possibilités en interne.

L’excuse sécuritaire a aussi des limites ! Surtout quand ces fournisseurs sont aussi beaucoup mieux protégés que les entreprises elles-mêmes…

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* Cette étude mondiale menée de septembre à décembre 2010 au sujet des plans d’investissement regroupe les réponses de 2 014 DSI représentant environ 160 milliards de dollars de dépenses informatiques sur 50 pays et 38 secteurs économiques.