Les collectivités prêtes pour construire leurs smart cities

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Selon une étude de M2ocity, la moitié des collectivités françaises ont engagé une réflexion autour d’un projet smart city.

L’intérêt des collectivités sur le sujet des smart citie grandit en France. Si bien qu’une sur deux aurait entamé une réflexion sur la mise en œuvre de solutions IoT (Internet des objets) au sein des communes, intercommunalités, Conseils départementaux et régionaux dans l’espoir d’améliorer la gestion des villes. C’est ce qui ressort d’une étude réalisée par l’opérateur IoT M2ocity, en collaboration avec La Gazette des communes, réalisée à partir des réponses d’élus et d’agents représentant 331 collectivités françaises récoltées entre le 23 mars et le 13 avril 2017.

Premier constat, plus le territoire concerné est peuplé et plus l’intérêt pour les solutions à base d’objets connectés est grand. Si, en moyenne, seulement 15% des communes ont commencé à déployer des projets concrets en ce sens, le taux monte à 21% pour les collectivités de plus de 10 000 habitants et de 37% dans les intercommunalités. Notons également que 8% des collectivités interrogées ont une stratégie IoT sous le coude en attente de déploiement. Et 29% comptent en développer une rapidement. Les projets Smart City devraient ainsi fleurir à plus ou moins court terme sur le territoire national.

Renforcer les liens avec les administrés

Qui plus est, certaines font déjà du Smart City sans le revendiquer (ou le savoir ?). Aussi surprenant soit-il, 56% des villes de moins de 10 000 habitants auraient déployé des objets connectés tout en déclarant ne pas avoir de projet IoT. En moyenne, les objets communicants bourgeonnent dans 38% des municipalités. Reste à savoir ce qu’elles font alors de ce réseau de capteurs et autres systèmes connectés.

m2ocity-2017InfographieSmartCityToujours est-il que les municipalités qui ont mené la réflexion en amont voient dans l’IoT un moyen à renforcer les liens avec les administrés (pour 60% des répondants), assurer l’attractivité du territoire (47%), permettre le développement de nouveaux services (46%), entreprendre la mise en place d’une démarche écologique (39%) et, enfin, travailler à réduire les coûts (35%). L’étude constate également que les stratégies Smart City sont pensées de façon globale à travers au moins cinq des domaines suivant : services publics dématérialisés (74%), éclairage public (62%), transports/mobilité (61%), pilotage des bâtiments (54%), parking et stationnement (54%), sécurité (53%), eau (39%), déchets (29%) et, énergie/smart grid (29%).

Une résistance importante

De part la multiplicité des secteurs concernés dans un projet IoT, 80% des projets ne sont pas cloisonnés par services. Mais moins d’une collectivité sur deux (46%) a considéré opportun de nommer un chef de projet dédié. En revanche, les communes s’adressent presque autant aux groupes industriels (sollicités dans 59% des cas) qu’aux start-up (53%) pour mettre en place le projet.

Tout n’est cependant pas rose. A savoir que 57% des collectivités engagées dans un projet Smart City rencontrent des résistances. Et pour 38% d’entre elles, ces oppositions viennent de l’intérieur. Les citoyens se montrent plus ouverts puisque seulement 11% montrent des signes de réticences. Parmi les points d’achoppement, les sondés mettent en avant le manque de compétences interne (48%), les ressources financières (45%) ou l’absence de volonté politique (45%). La complexité du sujet ne freine pour sa part que 39% des intéressés. Autant de données appelées à évoluer au fil de l’exécution des projets pour connecter les villes.


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