Sony Ericsson vient de publier ses résultats du quatrième trimestre 2011 qui clôt l’exercice fiscal de l’année. Des résultats en baisse. Sur l’année, le constructeur a généré 5,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires contre 6,3 milliards l’an dernier. Soit une baisse de 17,4 %, alors que le coût moyen des terminaux vendus a augmenté, passant de 146 euros l’unité en 2010 à 152 euros en 2011.
Mais l’augmentation tarifaire ne permet pas de compenser la baisse des ventes. Lesquelles s’établissent à 34,4 millions d’unités dans le monde, contre 43,1 millions l’année précédente (-20 %). Pire, les ventes semblent s’effriter de trimestre en trimestre. Alors que Sony Ericsson distribuait 9,5 millions de terminaux mobiles au cours de l’été, il en vendait à peine 9 millions à l’automne, trimestre pourtant propice aux bonnes affaires avec la période de Noël. Surtout, l’entreprise accuse une chute de près de 20 % par rapport à la même période fin 2010 (avec 11,2 millions de terminaux vendus).
28 millions de Xperia vendus
Résultat, la marge opérationnelle s’effondre à -4 % sur l’année (-18 % au 4e trimestre) contre 3 % en 2010. Les revenus net s’affichent dans le rouge : -247 millions d’euros (dont -207 million pour le seul dernier trimestre 2011, décidément bien sombre). Concernant sa gamme de smartphones, fer de lance du renouveau du catalogue, Sony Ericsson a vendu 28 millions de modèles Xperia sous Android depuis son lancement en 2009.
« Nos résultats du quatrième trimestre reflètent une concurrence intense, les conditions défavorables et les effets macroéconomiques d’une catastrophe naturelle en Thaïlande au cours du trimestre, justifie Bert Nordberg, PDG de Sony Ericsson. Nous alignons nos activités pour répondre à la rentabilité et aux besoins des clients. »
Stratégie de convergence des contenus
Alignement accéléré en fin d’année avec l’annonce en octobre dernier du rachat par Sony des parts de la co-entreprise détenues par son partenaire, l’équipementier Ericsson. Cette opération, qui devrait être finalisée avant la fin du trimestre, va permettre à Sony d’intégrer la partie terminaux mobiles dans sa division produits et services afin de développer une stratégie de convergence des services et contenus qui doit hisser le constructeur à la troisième place du marché des smartphones en France.
« En dépit de ces défis, en 2011, nous avons réorienté nos activités à partir des feature phones pour les smartphones Android et notre base de ventes de smartphones a augmenté de 65 % en glissement annuel dans le trimestre, se rassure le dirigeant. Le portefeuille Xperia, dont la série a récemment annoncé le Xperia NXT, servira de pierre angulaire de notre gamme de téléphones intelligents en 2012. » Mais en cas d’échec, Sony pourrait alors réfléchir à l’intérêt de poursuivre ses activités sur un marché des plates-formes Android dominé par Samsung et HTC, et sur lequel LG compte bien revenir en force, sans oublier les ambitions agressives des chinois Huawei et ZTE.
Crédit photo © Paul Fleet – Fotolia.com
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Derniers commentaires
One reply to Les ventes de Sony Ericsson s’effondrent en 2011
Pourtant la gamme Android de Sony est une des plus intéressante.
Sony est un des rares constructeurs à proposer des designs originaux (cf Xperia Arc et Arc S).
Un des seuls aussi à proposer des vrais smartphones Android avec clavier physique (Xperia Mini Pro et Xperia Pro).
Un des seuls encore à proposer un smartphone qui ne joue pas la surenchère sur la taille de l’écran (Xperia Ray que je possède et dont je suis _très_ content).
Au niveau logiciel, la surcouche Sony n’atteint peut-être pas le niveau du HTC Sense mais n’est pas nulle pour autant.