Skype abandonne les utilisateurs de Mac sous PowerPC

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Ceux qui utilisaient Skype sur des Mac PPC sont mis à la porte de ce service, quasiment sans préavis. Encore un exemple de mise au rebut un peu rapide d’un logiciel.

Les utilisateurs de machines Apple pourvues de processeurs PowerPC restent encore assez nombreux. Un public de fidèles qui n’a pas souhaité basculer vers le monde x86, ou qui ne veut tout simplement pas devoir racheter l’ensemble de sa logithèque.

Jusqu’alors, les utilisateurs de Mac PPC étaient relativement gâtés, avec un écosystème de logiciels certes anciens, mais encore largement utilisables. Un outil de poids vient toutefois d’être mis hors de leur portée : Skype.

La société, aujourd’hui propriété de Microsoft (voir « Rachat de Skype officialisé à 8,5 Mrds: Microsoft en fera quoi ? »), a en effet décidé de stopper le support de Skype sous OS X 10.5 « Leopard ». Il est demandé aux utilisateurs de basculer vers une version plus récente du logiciel, laquelle exige une mouture elle aussi plus récente de l’OS d’Apple.

Microsoft oublie de préciser que cela revient à forcer certains utilisateurs à changer de machine. De fait, OS X 10.5 « Leopard » est le dernier système accessible sur les Mac PowerPC.

Obsolescence logicielle programmée ?

L’arrêt du support de Skype sous OS X 10.5 est un nouvel exemple de l’obsolescence programmée. Le logiciel fonctionne toujours, mais pour une raison non précisée Microsoft refuse à ceux l’ayant installé de se connecter au service Skype.

Certes, la firme mettra en avant le fait qu’allouer des ressources à la maintenance de cette version de Skype n’est plus utile, au vu de la taille de la communauté Mac PPC. Ce qui n’est pas faux.

Toutefois, nous pourrions nous attendre à mieux de la part d’un éditeur de logiciels propriétaires. En particulier quand ce dernier n’a pas manqué de souligner mainte et mainte fois son professionnalisme face à la communauté des logiciels libres. Une communauté qui arrive à faire ce que la firme de Redmond ne peut réaliser : maintenir une continuité dans le monde du logiciel.

Ou obsolescence marketing programmée ?

Un premier exemple récent peut être cité. Les dernières versions d’Office sont incapables de relire les fichiers issus de moutures anciennes de la suite bureautique Microsoft Works, alors que LibreOffice 4.3, présenté il y a quelques jours, s’en montre tout à fait capable (voir « LibreOffice 4.3 améliore l’interopérabilité avec Microsoft Office »). Le problème n’est donc pas technique.

Autre exemple, celui du support des applications Windows. Avec les moutures 64 bits de Windows, seuls les logiciels 32 bits et 64 bits sont supportés, alors même que le projet Wine permet aux OS basés sur un noyau Linux 64 bits de lancer des applicatifs Windows 16 bits, 32 bits et 64 bits (voir aussi « ARM s’affiche en star du noyau Linux 3.16 »).

Dernier exemple, le plus marquant, Internet Explorer 11. Un navigateur web qui n’est accessible que sous Windows 7 et Windows 8.x. La firme avance ici le fait que son butineur utilise des avancées présentes uniquement dans ses derniers systèmes d’exploitation. Chose curieuse, sachant que Google, Mozilla ou encore Opera Software arrivent à proposer des navigateurs tout aussi modernes et rapides, mais capables de fonctionner aussi sous Windows 7 et Windows XP.

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