Fruit des travaux de la société allemande du même nom, le mystérieux OpenPandora, à mi-chemin entre console portable et UMPC, est disponible en précommande, à hauteur de 4000 exemplaires affichés à 445 euros TTC.
La relativité d’une telle production qualifiée « de masse », en dépit de la pauvreté des stocks disponibles, tient aux multiples contrariétés auxquelles s’est confronté ce projet lancé en 2007, à l’initiative d’une poignée de développeurs. En quatre ans d’exercice, désillusions et fausses joies se sont succédé, à tel point qu’OpenPandora, écoulé en tout et pour tout à 2800 unités, a manqué de plonger dans l’anonymat.
Au prix d’une relocalisation intégrale de la production outre-Rhin (les cartes mères étaient jusqu’alors produites au Texas et les châssis en Chine), le taux de défaillance du matériel, un temps estimé à 25 %, s’est effondré pour tutoyer des niveaux désormais jugés acceptables. Reste que la configuration d’ensemble n’a pas bougé d’un iota. Traînant cet immobilisme tel un boulet, OpenPandora peine à dissimuler le poids des années. Avant-gardiste à ses origines, l’implémentation d’un écran tactile TFT résistif de 4,3 pouces en 800 x 480 points porte aujourd’hui à sourire.
En dépit d’un processeur Texas Instruments OMAP 3350 cadencé à 600 MHz, assisté par 256 Mo de mémoire vive, 512 Mo de stockage flash et un double port SD, la machine est à la peine, à l’heure où le double cœur prend ses aises sur les terminaux mobiles. Le temps a passé et le feuilleton, sans accoucher d’un reliquat, hume des parfums de réchauffé.
L’open source pour sauver les meubles
Difficile de cerner le spectre de la communauté dont s’est entouré le projet, comme le souligne UMPCPortal. Incessamment remodelée depuis son adoption en tant que système d’exploitation officiel d’OpenPandora (bien qu’il soit possible d’amorcer un OS alternatif stocké sur carte SD), la distribution Angstrom Linux imprime néanmoins la patte de l’open source. Le magasin d’applications lié est soumis à la même licence.
Et quand bien même l’on discerne les fondements d’une console portable dont le constructeur ne s’est jamais caché, l’ergonomie de l’ensemble pousse à délaisser les joysticks analogiques et la croix directionnelle pour se tourner vers un mini-clavier dont l’office se résumera toutefois à la saisie, du bout des pouces, d’adresses URL dans le navigateur Firefox.
Derniers commentaires
2 replies to L’OpenPandora : console de jeu ou UMPC ?
J’ai l’impression que la personne qui a écrit cet article n’a pas compris l’intérêt de la machine qui se destine aux « fans » de produits modulables, fortement customisables et, un peu aussi, de nouveautés exotiques.
Le consommateur visé ne cherche pas la puissance… c’est vraiment mal connaitre une tranche d’utilisateurs.
Pourtant les forums dédiés le montrent fortement.
signé : un utilisateur bien content qu’il existe des produits comme celui-ci.
Ce n’est pas une impression et c’est visiblement une news qui se répand sur la plupart des sites qui semblent seulement découvrir l’existence de l’Openpandora.
On ne le répétera jamais assez, aucun produit ne peut se comparer à l’heure actuelle auprès de cette machine. Héritière en quelque sorte des produits tels que la gp32, la gp2x… l’Openpandora se veut une machine libre où l’utilisateur peut disposer d’un OS libre où il peut exercer les tâches habituelles d’un ordinateur et dans le même produit, une émulation très vaste. Entre « mini mini pc » et console de jeux, celle-ci n’a nullement le but d’être puissante comme annoncé dans le commentaire précédent…
L’auteur ne semble pas non plus savoir qu’une extension de la mémoire à 512 est prévue. Si une Openpandora 2 venait à voir le jour, elle pourrait également bénéficier d’un processeur plus puissant mais pour l’instant, ce n’est pas le but recherché.