Télégrammes : Marco fait parler l’IA, Big Data régulé ?, Fleur Pellerin conseille Talan, ARM investit les serveurs

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Plus limpides que le jugement de la Cour de justice de la République concernant Christine Lagarde, voici nos télégrammes du soir.

Marco apprend aux machines à parler. Microsoft place en Open Data un jeu de données d’environ 100 000 questions et réponses en anglais afin d’aider les IA à comprendre le langage humain. Baptisé Marco (Machine Reading Comprehension), ce jeu de données est basé sur des questions anonymisées soumises au moteur de recherche Bing et à l’assistant virtuel Cortana et sur des réponses écrites par des humains et vérifiées par Microsoft. Marco doit venir nourrir les modèles de Deep Learning. Via la mise à disposition de ce jeu de données – dont l’accès est gratuit pour des usages non commerciaux -, Microsoft espère ainsi collaborer avec d’autres sociétés sur la compréhension du langage humain par les IA. Signalons que Redmond en avait déjà fait de même dans le domaine de la reconnaissance d’images, avec la publication d’ImageNet, une base de données d’images taguées.

Bruxelles s’inquiète des conséquences du Big Data. Plusieurs régulateurs européens s’interrogent sur les potentiels effets des approches Big Data sur les consommateurs, dont certains pourraient être vus comme indésirables suite aux données collectées par les entreprises. Les régulateurs de l’Union en charge des secteurs bancaires, des marchés financiers et de l’assurance ont donc lancé une consultation publique afin d’évaluer si des mesures réglementaires ou de supervision supplémentaires sont nécessaires. Pour l’heure, aucune règle spécifique n’existe en la matière, les Big Data tombant sous la coupe des législations sur la protection des données et des règles relatives à la concurrence et à la protection des consommateurs.

Fleur Pellerin rejoint Talan. Fleur Pellerin entre au comité d’orientation stratégique (COS) de Talan. L’ancienne ministre, notamment déléguée à l’Economie numérique, y rejoint Michel Combes, David Hoppenot et Jean-Louis Beffa, et succède à Arnaud Montebourg, qui a quitté son siège pour s’investir dans la campagne présidentielle. Une équipe d’experts dans leur domaine qui conseillera Talan dans son développement. La SSII affiche de fortes ambitions et vise le milliard d’euros de chiffre d’affaires pour 2022, contre 200 millions attendus en 2016. Talan, qui accompagne les entreprises dans leur transformation numérique dans les domaines de l’Internet des objets (IoT), le Big Data, la blockchain et l’intelligence artificielle, espère passer du statut de PME à celui d’ETI dans les prochaines années. En début d’année, Fleur Pellerin a quitté le gouvernement de Manuel Valls et la fonction publique, pour créer un fonds franco-coréen dédié à l’IoT, la blockchain et le Big Data. Pile poil les sujets de prédilection de Talan.

ARM veut multiplier les applications serveur. Si les processeurs sous architectures ARM alimentent largement le marché des smartphones et autres appareils mobiles, ils peinent à pénétrer le marché des serveurs, fautes d’applications compatibles. Et les défections récentes de AMD ou Broadcom sur ce terrain n’incitent guère à l’optimisme, malgré les ambitions de Microsoft et Qualcomm. ARM n’entend pas baisser les bras, au contraire. La compagnie britannique désormais détenue par Softbank a annoncé l’acquisition d’Allinea Software la semaine dernière. Cette entreprise fournit des solutions de développement, de débogage et d’outils de portage logiciel. Une offre avec laquelle ARM espère inciter les développeurs à porter leurs applications pour serveurs sur l’environnement ARM. Sans remettre en cause la roadmap d’Allinea. Le montant de l’opération n’a pas été dévoilé.


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