Mois européen de la cybersécurité : la France y participe (enfin) activement

Sécurité
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La cybersécurité devient un sujet pris au sérieux. Le gouvernement et d’autres institutions montent au créneau.

La France veut participer activement au Mois européen de la cybersécurité, sous la houlette de la Commission européenne.

Le gouvernement et d’autres institutions montent au créneau pour sensibiliser les Français et les entreprises à ce thème à travers des manifestations qui s’étalent sur le mois d’octobre dans les cinq coins de la France.

« Parce que la sécurité du numérique nous concerne tous, elle doit être accessible à tous », évoque l’ANSSI, qui se mobilise à cette occasion.

Plusieurs initiatives ont été prises ou seront renforcées pour accompagner cette prise de conscience nécessairement collective :
– dispositif d’aide aux victimes d’actes de cybermalveillance (présenté au FIC en début d’année, il sera lancé au niveau national le 17 octobre prochain);
–  extension des prérogatives de l’agence européenne de cybersécurité ENISA;
refonte du site Internet CERT-Fr (cellule nationale d’alerte sur les menaces informatiques…) pour « répondre aux enjeux opérationnels et aux attentes grandissantes des acteurs de la sécurité du numérique »;
– intervention de Guillaume Poupard (Directeur général de l’ANSSI) lors des Assises de la sécurité qui se déroule la semaine prochaine à Monaco;
-inauguration du campus Cyberdéfense du groupe Orange (jeudi prochain)…

Hier (2 octobre), Florence Parly, ministre des Armées, et Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État chargé du Numérique, ont visité le site de la Direction générale de l’armement (DGA) Maîtrise de l’information, situé à Bruz (Ille-et-Villaine), « cœur technologique de la Défense » (1400 personnes dont 75% d’ingénieurs).

Ce Mois européen de la cybersécurité permet également de faire le point sur l’éventail des métiers associés à la sécurité du numérique (Responsable de la  sécurité des systèmes d’information, analyste, architecte sécurité, délégué à la protection des données…).

Car c’est un secteur qui recrute et une ressource prisée pour les secteurs publics et privés. Surtout dans un contexte d’application du règlement européen sur la protection des données (RGPD) qui nécessite un renforcement de la sécurité IT.

Les métiers associés arrivent en troisième position, derrière ceux du développement et de la data. « Ce sont des métiers nouveaux pour lesquels la compétition est active », souligne Florence Real, directrice du recrutement d’Accenture France, citée dans les Echos Start dans un focus remontant à décembre 2016.

C’est un secteur qui nécessite aussi un niveau élevé d’investissement et qui se révèle plutôt délaissé par les sociétés de capital-risque en France mais aussi en Europe (cf ITespresso.fr). Mais on note quelques initiatives encourageantes.

D’ici la fin de l’année, le ministère des Armées et Bpifrance comptent créer un fonds d’investissement de 50 millions d’euros en faveur des PME de défense. Ce qui permettra de soutenir certaines pépites technologiques au niveau national.

Parallèlement, la Banque Européenne d’Investissement (BEI) vient de donner son feu vert pour soutenir le programme R&D de CS, concepteur et intégrateur français de systèmes critiques, en consentant une ligne de financement d’un montant maximum de 20 millions d’euros.

C’est le moment de replacer une infographie utile de Bpifrance et de l’ANSSI sur les 12 règles essentielles pour prévenir les risques au quotidien associés à la cybersécurité qui avait été publié en début d’année. Des recommandations qui sont toujours valables.


(Crédit photo : @Defense_gouv)

 


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