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Mouloud Dey (SAS): «Jouer le rôle de chef d’orchestre Big Data au cœur d’une cohabitation hétérogène»

Mouloud Dey, directeur Business Solution chez SAS
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Cloud, Hadoop, Big Data, Visual Analytics, nouvelle version 9.4… Mouloud Dey, directeur Business solutions chez SAS, explique le positionnement du leader mondial de l’informatique analytique et statistique.

On entend peu parler de SAS sur le cloud…

Pourtant, nous avons commencé il y a dix ans en hébergeant dans nos propres datacenters nos offres SAS On Demand Solutions, en mode SaaS. Toutefois, notre nouvelle version SAS 9.4 est la première à profiter pleinement des infrastructures de type cloud.

Mouloud Dey, directeur Business Solution chez SAS
Pour Mouloud Dey, directeur Business Solution, SAS n’a pas vocation à devenir un Amazon bis.

Notre R&D répond ainsi à la demande des utilisateurs souhaitant déployer des applications ou composants SAS de différentes manières avec un déploiement simple, de l’élasticité, des fonctions d’administration, du provisionnement automatisé, etc.

C’est pourquoi avec la version 9.4 il devient possible de déployer des composants ou des packages en mode virtualisé, mais aussi sur des clouds publics, privés ou hybrides.

Que sont précisément ces Virtual Applications ?

Sous VMware ou sous Amazon, il est possible de déployer une application SAS pour quelques semaines ou quelques mois : serveur, système d‘exploitation, application, serveur applicatif…

La Virtual Application consiste à assembler dans un ensemble cohérent pour une application : les composants SAS nécessaires, le serveur applicatif… Ensuite, il suffit de déployer simplement en quelques minutes ce pack pour obtenir une application opérationnelle et contrôlée.

Visual Analytics est la première application concernée par ces innovations, avec un client léger Web pour y accéder.

Il est possible de déployer Visual Analytics en quelques minutes. Il est vrai qu’il faut ensuite mettre en place les connecteurs vers les diverses sources de données nécessaires. Toutefois, il s’agit alors d’un projet de très courte durée, l’intégration globale étant de facto déjà réalisée dans le package.

Intégrez-vous aussi le PaaS pour le développement ? Et ailleurs qu’aux États-Unis ?

Notre datacenter aux États-Unis va s’étendre physiquement dans d’autres pays. Toutefois, SAS n’a pas vocation à devenir un Amazon bis. En revanche, nous proposerons également la solution en mode PaaS aussi bien dans nos datacenters que sous Amazon ou tout autre environnement cloud.

Ces infrastructures matérielles peuvent en effet recevoir nos packages comprenant l’application, le middleware, les outils de développement, etc. Par exemple, une direction marketing peut avoir accès à toutes les informations dont elle a besoin dans l’entreprise en passant uniquement via Visual Analytics via le cloud. Une plate-forme en self-service simple à utiliser et à administrer.

Sera-t-il possible de développer des applications pour les partenaires ?

A l’avenir, il sera possible de développer des applications SAS spécifiques et de composer un package Virtual Application intégrant les composants SAS et toutes les données. Ce qui devrait séduire les partenaires et les intégrateurs qui pourront aussi réaliser des intégrations avec d’autres applications dans cette configuration. La première Virtual Application (Virtual Analytics) sera disponible en juin.

Nous avons réellement soigné les fonctions d’administration avec une gestion du versionning des modules des différents packages, entre autres. Cela permet de s’assurer par exemple que le marketing utilise bien la même version que la direction commerciale. L’entreprise trouvera également une gestion fine des droits utilisateurs.

Quelles évolutions majeures principales arrivent en version 9.4 ?

Nous souhaitons généraliser le principe de Visual Analytics à toutes les applications SAS dans tous les modes (sur site, virtualisé, cloud…), mais également sous forme de composant dans les autres applications.

Nos équipes ont conçu une nouvelle interface d’administration évoluée sous une console unique et centralisée pour gérer l’infrastructure, les données, les droits des utilisateurs, les versions, etc.

Après des années consacrées à optimiser l’ergonomie et la simplicité l’interface utilisateur, nous avons fortement amélioré tous les aspects de gestion des infrastructures matérielles et logicielles de façon centralisée.

Un travail qui répond à une attente du moment avec l’explosion des solutions de type cloud ou virtualisées afin de mieux contrôler de multiples instances internes ou externes des applications. Avec une amélioration au passage de la gestion des utilisateurs et de la sécurité.

En tant que spécialiste de l’analytique, comment SAS intègre-t-elle la dimension Hadoop ou streaming pour le Big Data ?

Hadoop incarne un axe connexe important. On retrouve notre offre Big Data dans la solution SAS High Performance Analytics (HPA), via une appliance Teradata ou Greenplum. Nous ne sommes pas dans le monosource.

Par exemple, un opérateur en télécommunication utilise Teradata et une extension Hadoop. SAS rassemble alors tout cela dans l’offre HPA en orchestrant les appliances, les clusters Hadoop. Il s’agit alors de désynchroniser les moteurs de traitement et les moteurs de données.

SAS peut jouer ce rôle de chef d’orchestre avec des solutions comme Teradata, Oracle Exadata, Greenplum, Hadoop, etc. Nous avons d’ailleurs signé un accord (non exclusif) avec Cloudera qui propose les bons connecteurs.

Avec le Big Data, il n’existe pas forcément de solution unique, puisqu’il s’agit en général de gérer une cohabitation : appliances, Hadoop, ERP, SAP Hana, HP Vertica… C’est pourquoi SAS se positionne comme intégrateur global de ces diverses sources de données.

Quant au CEP (Cemplex Event Processing) ou streaming, l’offre SAS s’appelle DataFlux Event Stream qui s’intègre avec le Big Data et apporte la dimension temps réel. Il est par exemple intégré à la solution SAS High Performance Risk.


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