OpenStack Newton : extensif, résilient et conteneurs friendly

Bases de donnéesCloudData & StockageDatacentersDSIEditeurs de logicielsIAASLogicielsOpen SourceOrchestrationPolitique de sécuritéProjetsRéseauxSécuritéServeurs
2 36 Donnez votre avis

Pour sa 14ème édition, OpenStack met l’accent sur l’extension graduelle, la résilience et l’intégration des conteneurs.

Fruit de plus de 2500 contributions, la 14ème mouture d’OpenStack, baptisée Newton, vient de pointer le bout de son nez. Comme d’habitude, la plateforme Cloud Open Source engrange beaucoup d’améliorations et de corrections de bugs, mais il s’agit aussi de faire un point sur les dernières évolutions.

Pour OpenStack Newton, le futur du cloud doit être résilient et évolutif. Pour cela, la communauté a travaillé autour de la capacité de la plateforme à s’adapter aussi bien aux pics de charge (scale up) qu’à la contraction du trafic (scale down). Elle a ainsi réduit ses limitations en intégrant des capacités d’évolutivité sur les composants centraux d’OpenStack : Nova (la partie compute), Horizon (tableau de bord), et Swift (stockage). On notera que Nova hérite en plus d’une fonction scale-out horizontale (capacité à intégrer des serveurs) via Cells v2. Les autres composants intègrent la convergence à travers l’outil d’orchestration Heat et le multi-tenant est pris en compte par Ironic.

Conteneurs, bare metal, automatisation

Ce dernier, provisionnant des serveurs bare metal, fait partie de la stratégie de la Fondation vers la technologie des conteneurs. La plateforme Cloud ne peut ignorer cette tendance et l’intègre progressivement dans son corpus de projets avec une orientation pour l’automatisation. Ainsi, Magnum, le service d’API dédié aux conteneurs, comprend maintenant un guide d’installation amélioré, le support des drivers enfichables, celui des clusters gérés par Kubernetes sur des serveurs bare metal et l’introduction d’un cluster asynchrone.

Ironic cité précédemment se renforce en incorporant la gestion multi-tenante, ainsi qu’une plus grande intégration avec Magnum, Kubernetes et Nova. Toujours sur le thème du bare metal, notons que le service de production et de déploiement de conteneurs ajoute cette capacité avec Newton. Enfin, Kuryr apporte les capacités réseaux de Neutron (composant Networking d’OpenStack) aux environnements Docker avec une intégration dans Swarm et Kubernetes.

Une plateforme résiliente

Troisième étage des avancées sur la plateforme Cloud, la résilience. La 14ème mouture ajoute des fonctionnalités de haute disponibilité, d’adaptabilité et d’auto-remédiation à différents composants : Cinder (volume de stockage), Ironic, Neutron, ainsi que Trove (base de données à la demande). La sécurité n’est pas oubliée avec Keystone (gestion des identités) qui devient conforme PCI et chiffre les identifiants. Cinder gagne la possibilité de chiffrer des volumes de stockage non chiffrés et vice-versa. Le même composant acquiert également le support des micro-versions, la suppression des volumes avec snapshot via la fonction cascade et un service de sauvegarde adaptable à plusieurs instances.

La balle est maintenant dans le camp des fournisseurs qui intègrent les nouvelles fonctionnalités d’OpenStack. On pense notamment à Dell, HPE, IBM, etc. La communauté autour du projet Open Source va se réunir à Barcelone à la fin du mois d’octobre et devrait commencer à parler des évolutions du successeur de Newton nommé Ocata.

A lire aussi :

Linux + OpenStack : SUSE et Mirantis se rapprochent

OpenStack s’impose comme la voie royale pour le IaaS


Lire la biographie de l´auteur  Masquer la biographie de l´auteur